Le groupe Kogi Central Progressive Elites a formellement mis en garde le mouvement Obi-Kwankwaso contre toute tentative d'instrumentalisation de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC). Cette réaction fait suite aux appels lancés par ce mouvement pour enquêter sur le programme d'autonomisation financière de la sénatrice Natasha Akpoti-Uduaghan, une démarche perçue par ses défenseurs comme une manœuvre politique visant à fragiliser l'élue en vue des échéances électorales de 2027.
Une mise en garde contre l'usage partisan des institutions
Pour Abdullahi Omeiza, président du groupe, l'utilisation des agences de lutte contre la corruption comme outils de combat politique constitue une dérive préoccupante. Tout en réaffirmant que l'exigence de redevabilité est un pilier de la gouvernance démocratique, le groupe insiste sur le fait que les enquêtes doivent reposer sur des preuves tangibles et le respect strict des procédures légales, et non sur des narratifs médiatiques conçus pour nuire à la réputation d'un responsable public.
La distinction entre aide aux électeurs et achat de voix
Au cœur du débat se trouve la qualification juridique des programmes d'autonomisation des circonscriptions. Le groupe soutient que la distribution d'une assistance financière directe aux bénéficiaires ne peut être automatiquement assimilée à une pratique d'achat de voix. Selon les membres du Kogi Central Progressive Elites, si ces initiatives peuvent faire l'objet d'un examen, elles ne doivent pas servir de prétexte à une campagne de dénigrement systématique sans fondement factuel préalable.
L'indépendance de l'EFCC face aux pressions
Le groupe exhorte l'EFCC à préserver son autonomie opérationnelle face aux pressions politiques et aux tentatives de préjugement médiatique. Les pétitions et les accusations publiques ne sauraient se substituer à une instruction judiciaire rigoureuse. Le mouvement Obi-Kwankwaso est ainsi invité à transmettre toute preuve crédible aux autorités compétentes plutôt que de privilégier des déclarations publiques jugées incendiaires.
La souveraineté de l'électorat du Kogi Central
Enfin, le groupe rappelle que le destin politique de la circonscription appartient exclusivement aux électeurs. Face aux menaces de mobilisation contre la réélection de la sénatrice, les élites du Kogi Central soulignent que la démocratie repose sur le choix des urnes. Ils encouragent les acteurs politiques à délaisser les tactiques de pression au profit de campagnes basées sur des programmes concrets, laissant aux citoyens le soin de juger le bilan de leur représentante lors des prochaines élections.