Le Groupe des 24 alerte sur le poids insoutenable de la dette pour les économies en développement

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Le Groupe des 24 alerte sur le poids insoutenable de la dette pour les économies en développement

Le Groupe des 24 (G24), qui réunit des économies en développement, a tiré la sonnette d'alarme lors des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok. Sous la présidence du ministre nigérian des Finances, Taiwo Oyedele, le groupe souligne que le coût prohibitif de l'emprunt entrave durablement la croissance inclusive et la transformation économique des pays du Sud.

Un surcoût de 500 milliards de dollars pour les pays émergents

Le constat dressé par Taiwo Oyedele est sans appel : les nations en développement supportent une charge financière disproportionnée par rapport aux économies avancées. Les estimations indiquent que ces pays déboursent environ 500 milliards de dollars de plus pour le service de leur dette. Cette situation est exacerbée par une conjoncture internationale complexe, marquée par les chocs d'approvisionnement liés aux conflits au Moyen-Orient et l'inflation des prix alimentaires, accentuée par les effets climatiques extrêmes du phénomène « super El Niño ».

L'impératif d'un financement concessionnel accessible

Face à ce constat, le G24 a officiellement sollicité le Fonds monétaire international et la Banque mondiale pour qu'ils déploient des mécanismes de financement concessionnel plus accessibles et abordables. L'enjeu est critique pour les pays vulnérables, dont les ressources budgétaires sont largement absorbées par le remboursement des intérêts au détriment des investissements productifs. Iyabo Masha, directrice du secrétariat du G24, a rappelé que la dette agit comme un frein structurel, privant les États des marges de manœuvre nécessaires pour financer leur propre développement.

Vers une meilleure architecture de gestion de la dette

Malgré ces tensions, des avancées dans la gestion de la dette souveraine sont observées. Iyabo Masha a souligné une amélioration des pratiques de gouvernance financière dans plusieurs pays. Elle a notamment cité le cas du Sénégal, dont les négociations avancées avec ses créanciers pourraient servir de modèle. Cette approche, axée sur une résolution plus rapide et structurée des crises de la dette, est présentée comme une piste concrète pour permettre aux économies en développement de sortir de l'impasse budgétaire et de retrouver une trajectoire de croissance durable.

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