À l'approche du Grand Gamou 2026, les autorités sénégalaises et la Coalition Nationale pour la Santé et l'Action Sociale (COSAS) déploient un dispositif logistique et sanitaire renforcé. L'objectif est de sécuriser les flux de populations vers les lieux de célébration tout en minimisant les risques sanitaires et les accidents de la route inhérents aux grands rassemblements.
Un maillage sanitaire renforcé à Kaolack
Pour répondre aux besoins des milliers de pèlerins attendus, un plan d'urgence a été structuré autour de 24 structures de santé et 28 postes médicaux avancés. Ce dispositif mobilise 1 387 agents de santé et s'appuie sur une flotte de 53 ambulances positionnées stratégiquement sur les sites et les axes routiers. Le financement de cette opération inclut une dotation en médicaments de 23 millions de francs CFA, dont une contribution de 5 millions émanant de la Fondation Sonatel.
Prévention des risques sanitaires et alimentaires
La COSAS insiste sur la responsabilité individuelle et collective pour limiter la propagation de maladies. Les recommandations portent sur le respect strict des règles d'hygiène respiratoire et le lavage fréquent des mains. Une attention particulière est portée à la sécurité sanitaire des aliments : les restaurateurs et les organisateurs sont appelés à garantir la propreté des ustensiles, la conservation adéquate des repas et l'accès à une eau potable. Toute apparition de symptômes tels que la fièvre, la diarrhée ou des difficultés respiratoires doit faire l'objet d'une consultation immédiate.
Sécurité routière et coordination gouvernementale
Lors d'une rencontre avec les représentants de Thiénaba le 11 août 2026, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a réaffirmé la priorité accordée à la fluidité du trafic et à la salubrité des sites. Sur les axes routiers, les conducteurs sont sommés de respecter le Code de la route, notamment en évitant la surcharge, les dépassements dangereux et la conduite sous l'emprise de substances altérant la vigilance. Le port du casque pour les deux-roues et de la ceinture de sécurité pour les automobilistes demeure une exigence non négociable pour réduire la sinistralité durant cette période de forte mobilité.