Le Ghana Private Road Transport Union (GPRTU) a lancé un appel à la révision d’une disposition du nouveau texte de la Road Traffic Regulations 2026 (L.I. 2519) qui prévoit la mise aux enchères des véhicules immobilisés depuis 21 jours dans les aires de retenue. Le syndicat soutient le retrait immédiat des véhicules bloquant la circulation, mais estime que l’enchère constitue une perte financière importante pour les transporteurs privés.
Une disposition controversée du texte L.I. 2519
Le règlement introduit en 2026 autorise les autorités à confisquer et à vendre aux enchères les véhicules qui restent, après avoir été remorqués, dans les zones de stockage pendant plus de trois semaines. Cette mesure vise à libérer les voies publiques, mais le GPRTU la juge disproportionnée, notamment parce qu’elle ne prévoit pas de délai supplémentaire pour les propriétaires qui souhaitent récupérer leur bien en s’acquittant des frais de remorquage et de garde.
Le GPRTU défend le droit de récupération des véhicules
Samuel Amoah, adjoint chargé des relations publiques du GPRTU, a expliqué que les conducteurs ne laissent pas volontairement leurs véhicules sur la route, surtout après qu’ils aient été transportés vers un lieu plus sûr. « Il faut permettre aux propriétaires de reprendre leurs véhicules en payant les frais applicables », a-t-il déclaré lors d’une interview à Citi FM. Il rappelle que la législation précédente imposait un délai de 30 minutes en ville et d’une heure sur l’autoroute pour le remorquage, délai qui a été maintenu dans la nouvelle version.
Implications économiques pour les transporteurs privés
Pour les opérateurs de transport commercial, la mise aux enchères représente un risque de perte d’actifs majeurs. Le GPRTU estime que la simple facturation du remorquage et du stockage suffit à inciter les propriétaires à récupérer leurs véhicules, tout en garantissant la fluidité du trafic. Une vente forcée, selon le syndicat, « n’aide pas notre activité », car elle prive les entreprises de moyens de transport indispensables à leurs opérations quotidiennes.
Perspectives de révision réglementaire
Le GPRTU a donc demandé aux autorités compétentes de reconsidérer le terme « enchère » et d’allonger le délai de récupération, tout en maintenant les frais de garde comme incitation financière. Le syndicat espère que cette modification permettra d’atteindre l’objectif de sécurité routière – routes dégagées – sans mettre en péril la viabilité économique des transporteurs privés. La discussion s’inscrit dans un débat plus large sur l’équilibre entre mesures de sécurité publique et protection des intérêts des acteurs économiques du secteur du transport au Ghana.