Le personnel des établissements d'enseignement supérieur de l'État d'Ondo a officiellement suspendu son mouvement de grève illimitée ce mardi 29 septembre. Cette reprise des activités académiques et administratives fait suite à une intervention financière directe du gouverneur Lucky Aiyedatiwa, mettant fin à un blocage qui paralysait le secteur depuis le début du mois.
Une mobilisation syndicale d'envergure
Le mouvement social, porté par le Joint Action Committee of Ondo State-owned Tertiary Institutions (JAC-ODSTI), avait débuté le 2 septembre dernier. Cette coalition, regroupant le syndicat des personnels seniors des universités (SSANU), le syndicat des personnels non-enseignants (NASU) et l'association nationale des technologues académiques (NAAT), réclamait l'application effective d'accords conclus avec le gouvernement fédéral. La grève a durement impacté le fonctionnement de trois institutions majeures : l'Université Adekunle Ajasin à Akungba-Akoko, l'Université des sciences et technologies Olusegun Agagu à Okitipupa, et l'Université des sciences médicales d'Ondo.
Le rôle de la médiation gouvernementale
La résolution du conflit a été rendue possible grâce à des négociations impliquant le gouverneur Aiyedatiwa, le commissaire à l'Éducation, à la Science et à la Technologie, le professeur Igbekele Ajibefun, ainsi que le conseiller spécial aux affaires syndicales, Bola Taiwo. Le JAC-ODSTI a salué ces efforts de médiation qui ont permis de débloquer les fonds nécessaires pour répondre aux revendications immédiates des travailleurs. Cette intervention souligne l'importance du dialogue social pour maintenir la stabilité du système éducatif régional.
La vigilance syndicale sur les points non financiers
Malgré la reprise du travail, le climat reste sous surveillance. Le comité syndical a clairement indiqué que la suspension de la grève visait avant tout à permettre la poursuite des discussions dans un cadre apaisé. Les dirigeants du JAC-ODSTI ont exhorté les directions des universités concernées à traiter avec diligence les aspects non financiers des accords initiaux. Ils ont par ailleurs averti que l'absence de progrès sur ces dossiers en suspens pourrait entraîner une nouvelle rupture du dialogue social, soulignant ainsi la fragilité de la situation actuelle au sein des campus de l'État.