À quelques semaines de son investiture pour un second mandat consécutif prévue le 16 octobre, le gouverneur de l'État d'Ekiti, Biodun Oyebanji, a engagé une vaste réorganisation de son exécutif. Cette décision stratégique se traduit par la dissolution immédiate de plusieurs conseils, commissions et parastataux, ainsi que par la fin des fonctions de l'ensemble des conseillers politiques du gouvernement.
Une transition administrative ciblée
La mesure, annoncée par le conseiller spécial aux médias Yinka Oyebode, vise à préparer le terrain pour la nouvelle phase du mandat du gouverneur, réélu le 20 juin dernier. Cette restructuration concerne principalement les assistants spéciaux, les assistants spéciaux principaux et les assistants techniques. Le gouverneur a tenu à saluer la contribution de ces collaborateurs sortants au succès de son premier mandat, tout en actant la fin de leur mission actuelle.
Les exceptions au remaniement
Toutefois, cette vague de départs n'est pas totale. Le gouverneur a maintenu en place les instances statutaires jugées essentielles à la continuité des services publics, notamment la Commission électorale indépendante de l'État (SIEC), la Commission de la fonction publique, la Commission du service de l'Assemblée et la Commission du service judiciaire. De même, les conseils d'administration des établissements d'enseignement supérieur de l'État conservent leurs prérogatives, conformément aux directives antérieures du chef de l'exécutif.
Continuité opérationnelle dans les services clés
Parallèlement à ces dissolutions, une certaine stabilité est préservée au sein de secteurs stratégiques. Bien que leurs conseils respectifs aient été dissous, les présidents du Conseil de l'éducation de base universelle (SUBEB), de la Commission du service des collectivités locales et de la Commission du service de l'enseignement restent en fonction. Cette mesure permet d'assurer la gestion courante des dossiers prioritaires durant la période de transition. Les directeurs généraux ainsi que les conseillers techniques du gouverneur sont également exemptés de cette fin de contrat, garantissant ainsi une expertise technique minimale pour accompagner le début du second mandat de Biodun Oyebanji.