Le gouverneur de l'État d'Ekiti, Biodun Oyebanji, a officialisé le limogeage de l'ensemble des directeurs généraux des agences gouvernementales et des conseillers techniques de son administration. Cette décision, qui prend effet immédiatement, parachève une vaste opération de renouvellement des cadres politiques entamée à la veille de son second mandat, dont l'investiture est prévue pour le 16 octobre.
Une restructuration administrative d'envergure
Cette mesure intervient seulement 24 heures après la dissolution complète du Conseil exécutif de l'État. Le processus de transition, orchestré par le porte-parole du gouverneur, Olayinka Oyebode, impose aux responsables sortants de transmettre leurs dossiers de passation de pouvoir au bureau du Secrétaire du gouvernement de l'État. Si la rupture est quasi totale, le communiqué officiel précise toutefois que certains postes stratégiques ont été maintenus en raison de la nature spécifique des missions en cours.
Un second mandat historique pour l'État d'Ekiti
Ce remaniement s'inscrit dans la continuité des changements annoncés dès le 27 septembre, incluant la dissolution des conseils d'administration, des commissions et des organismes parapublics. Ces mouvements de personnel marquent la volonté de l'exécutif de repartir sur de nouvelles bases pour les quatre prochaines années. Biodun Oyebanji, membre du All Progressives Congress (APC), a été réélu le 20 juin dernier avec une large avance, totalisant 319 224 voix contre 40 543 pour son principal opposant, Oluwole Oluyede du Peoples Democratic Party (PDP).
La consolidation du pouvoir exécutif
La réélection de M. Oyebanji constitue un fait politique marquant dans la région, puisqu'il est devenu le premier gouverneur sortant de l'État d'Ekiti à obtenir un second mandat consécutif. En procédant à ce nettoyage complet de son équipe, le gouverneur cherche à imprimer une nouvelle dynamique à son action publique. Le succès de cette transition dépendra désormais de la rapidité avec laquelle les nouvelles nominations seront effectuées pour assurer la continuité des services publics essentiels après la cérémonie d'investiture du 16 octobre.