Le gouverneur de l'État de Nasarawa exige une enquête approfondie sur les violences lors du meeting de l'APC

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Le gouverneur de l'État de Nasarawa exige une enquête approfondie sur les violences lors du meeting de l'APC

Le gouverneur de l'État de Nasarawa, Abdullahi Sule, a ordonné l'ouverture d'une enquête rigoureuse suite aux violences ayant perturbé le meeting présidentiel du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC), à Lafia. Cet incident, qui a causé une quarantaine de blessés, est perçu par les autorités locales comme une atteinte grave à la sécurité et à la dignité des institutions nationales.

Une exigence de responsabilité au-delà des exécutants

Le gouverneur Sule a clairement signifié que l'enquête ne devait pas se limiter à l'interpellation de jeunes manifestants sur le terrain. Il a exigé que les investigations remontent jusqu'aux commanditaires et aux sponsors présumés de ces troubles. Pour l'exécutif de l'État, il est impératif d'identifier les instigateurs, indépendamment de leur statut social ou de leurs fonctions passées, afin de mettre fin à une culture de l'impunité qui menace la stabilité politique régionale.

Le rôle des forces de sécurité sous examen

Au cœur des préoccupations du gouverneur figure l'usage controversé de gaz lacrymogènes à proximité immédiate de la tribune officielle. La présence du vice-président nigérian, représentant le chef de l'État, confère à cet événement une dimension nationale. Abdullahi Sule a demandé une évaluation précise de la conduite des agences de sécurité présentes, tout en saluant l'intervention des forces militaires, du Service de sécurité de l'État (SSS) et du Corps de défense civile (NSCDC) pour contenir la situation.

Tensions politiques et risques de déstabilisation

Le climat sécuritaire à Lafia s'est dégradé avec des signalements d'agressions visant le convoi du vice-président et des jets d'objets vers les officiels. Le gouvernement de l'État de Nasarawa a publiquement pointé du doigt des liens potentiels entre les émeutiers et certaines personnalités politiques locales, dont l'ancien gouverneur Umaru Al-Makura et le candidat du Parti social-démocrate (SDP), Adamu Abubakar. Ces accusations soulignent la fragilité du dialogue politique dans la zone, le gouverneur Sule avertissant que toute escalade vers la violence rendrait l'État ingouvernable.

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