Le gouverneur de l'État de Katsina, Dikko Radda, a officiellement soumis un projet de budget de 828,64 milliards de nairas pour l'exercice 2027 devant l'Assemblée législative. Ce plan financier, baptisé « Building Your Future IV », marque une volonté de rationalisation budgétaire tout en maintenant une priorité forte sur les investissements en capital, qui représentent près de 77 % des dépenses prévues.
Une stratégie budgétaire pragmatique
Le projet de loi de finances 2027 affiche une baisse de 7,71 % par rapport au budget 2026, qui s'élevait à 897,87 milliards de nairas. Selon le gouverneur Radda, cette réduction résulte d'une analyse rigoureuse des projections de revenus et des dépenses réelles. L'objectif affiché est de renforcer l'équilibre fiscal et de limiter les risques de déficits budgétaires. Le financement de ce budget repose sur une combinaison de revenus indépendants, de recettes en capital et d'autres apports attendus, complétés par un solde d'ouverture de 10,7 milliards de nairas.
Priorités sectorielles et ancrage local
La stratégie d'investissement pour 2027 se concentre sur cinq secteurs clés, auxquels sont alloués 325,45 milliards de nairas, soit plus de la moitié du budget d'investissement. L'éducation, les travaux publics, l'agriculture, la santé et le développement rural constituent le socle de cette planification. Une particularité notable de ce budget réside dans sa conception : il intègre des projets identifiés et classés par les citoyens lors de consultations menées dans les 361 circonscriptions de l'État. Chaque zone bénéficiera ainsi d'un projet prioritaire défini directement par ses résidents.
Bilan d'exécution et défis persistants
La présentation du budget 2027 intervient alors que l'exécution des dépenses en capital pour l'année 2026 atteignait 26,57 % au 28 août. Si ce chiffre peut paraître modeste, le gouvernement souligne que les processus de passation de marchés et la disponibilité des fonds ont ralenti le rythme initial, avec une accélération attendue pour la fin de l'année. Parallèlement, l'exécutif reste confronté à des défis structurels majeurs, notamment l'insécurité dans certaines zones frontalières, les besoins en infrastructures hydrauliques et les pressions sur le système de santé. Le gouverneur a rappelé que plus de 7,5 milliards de nairas ont été consacrés à la sécurité en 2026, permettant un retour progressif des agriculteurs dans certaines localités.
Un processus législatif engagé
Le président de l'Assemblée, Nasir Daura, a assuré que le projet de loi ferait l'objet d'un examen rapide. Cette collaboration entre l'exécutif et le législatif est présentée comme un levier essentiel pour garantir la transparence et la gestion efficace des ressources publiques. Alors que le texte est désormais entre les mains des députés, l'accent est mis sur l'importance du contrôle parlementaire pour assurer la réalisation effective des projets inscrits dans ce cadre budgétaire.