Le gouverneur de la Banque du Ghana table sur une amélioration des notes souveraines d’ici fin 2026

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 36 lectures
Le gouverneur de la Banque du Ghana table sur une amélioration des notes souveraines d’ici fin 2026

Le gouverneur de la Banque du Ghana (BoG), Johnson Asiama, anticipe une revalorisation des notes souveraines du pays d’ici la fin 2026, malgré des défis économiques persistants. Cette perspective s’appuie sur des réformes fiscales et une gestion rigoureuse des finances publiques, saluées par les agences de notation. Pourtant, des risques comme l’inflation et la volatilité des changes pourraient freiner cette dynamique.

Des réformes fiscales saluées par les agences de notation

Les efforts de consolidation budgétaire engagés par le Ghana ont été reconnus par les agences de notation. Standard & Poor’s (S&P) a relevé la note souveraine du pays de CCC+/C à B-/B en novembre 2025, tandis que Fitch Ratings l’a portée de B- à B en mai 2026. Ces améliorations reflètent une meilleure mobilisation des recettes intérieures, une gestion prudente des dépenses et le rétablissement de la soutenabilité de la dette.

Cependant, Moody’s maintient pour l’instant la note du Ghana à Caa1, tout en révisant son outlook de « stable » à « positif ». L’agence souligne les contraintes de crédit persistantes et la vulnérabilité aux fluctuations des taux de change et des prix des matières premières, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Une croissance attendue à 6 % et une inflation maîtrisée

Le gouverneur de la BoG table sur une croissance économique de 6 % pour la seconde moitié de 2026, tandis que l’inflation devrait rester dans la fourchette cible de 8 % (±2 %), à condition qu’aucun choc majeur ne survienne. Les ajustements tarifaires des services publics et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient sont identifiés comme des risques potentiels pour la stabilité des prix.

Malgré ces incertitudes, le gouverneur se dit confiant quant à la capacité du Ghana à maintenir l’inflation dans la cible jusqu’en 2026. Ces prévisions s’inscrivent dans un contexte de reprise économique progressive, portée par des réformes structurelles.

Renforcement du secteur bancaire et stabilité monétaire

Pour consolider la reprise, la Banque du Ghana poursuit des réformes institutionnelles, notamment la protection de son indépendance et le développement des marchés financiers. Un nouveau cadre opérationnel pour les changes a été mis en place pour renforcer la transparence et la prévisibilité des opérations de change.

Par ailleurs, le Ghana renforce ses réserves extérieures grâce à l’accumulation d’or via la politique GANRAP (Ghana Accelerated National Reserve Accumulation Policy), en coordination avec le ministère des Finances. Ces mesures visent à stabiliser le cedi et à réduire la dépendance aux fluctuations des devises.

Vers un accès accru au capital pour les entreprises

Un cadre réglementaire pour les prestataires de services d’actifs virtuels est en cours d’élaboration, dans la foulée de l’adoption d’une loi dédiée. Ce dispositif vise à inciter les banques à s’intéresser davantage au marché boursier, afin d’améliorer l’accès des entreprises à des capitaux longs termes pour des investissements productifs.

Le Ghana Cocoa Board a d’ores et déjà annoncé son intention de financer les opérations de la campagne 2026/2027 via des émissions de billets de trésorerie, pour un montant total de 1 milliard de dollars en trois phases. Cette initiative illustre la volonté des acteurs publics de diversifier les sources de financement de l’économie.

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