Le gouverneur de l'État de Cross River, Bassey Otu, a procédé à la signature d'une loi de finances rectificative portant le budget 2026 à 963,07 milliards de nairas. Cette révision budgétaire s'accompagne de deux nouveaux textes législatifs visant à structurer la protection sociale des populations vulnérables et à assainir le secteur de la santé.
Réajustement budgétaire et flexibilité financière
La loi de finances rectificative, adoptée par l'Assemblée de l'État, fait passer le budget initial de 961,62 milliards à 963,07 milliards de nairas. Selon le président de l'Assemblée, Elvert Ayambem, cet ajustement répond à des besoins imprévus lors de l'élaboration du budget principal. Ce mécanisme permet à l'exécutif de réallouer des fonds initialement dormants vers des secteurs prioritaires, tout en intégrant de nouvelles sources de revenus provenant de l'allocation fédérale.
Institutionnalisation de la protection sociale
Parmi les nouvelles mesures, la loi sur l'investissement social et la protection (Cross River State Social Investment and Protection Law) marque une volonté de formaliser l'aide aux plus démunis. Ce texte instaure une agence dédiée, dotée d'un conseil d'administration et de ressources financières propres. L'objectif affiché par le gouverneur Otu est de créer un cadre institutionnel pérenne pour coordonner les programmes d'autonomisation et garantir que les politiques publiques atteignent effectivement les citoyens les plus fragiles.
Lutte contre l'exercice illégal de la médecine
Le troisième volet législatif concerne la santé publique avec l'interdiction formelle de l'exercice illégal de la médecine. Cette loi vise à éradiquer la pratique par des personnes non qualifiées, un enjeu majeur pour la sécurité sanitaire des résidents. Pour assurer l'application de cette mesure, un groupe de travail dédié à la surveillance de la santé est mis en place. Ce dispositif renforcera le contrôle des établissements de soins et la régulation des praticiens, en étroite collaboration avec les forces de l'ordre.
Une gouvernance sous le signe de l'adaptation
Le gouverneur Otu a justifié ces réformes par la nécessité pour l'administration de rester dynamique face aux fluctuations du climat économique. En soulignant que les politiques publiques doivent être révisées pour s'aligner sur les réalités macroéconomiques, il a réaffirmé sa volonté de ne pas maintenir des méthodes de gestion obsolètes. Ces décisions législatives illustrent une stratégie visant à concilier les aspirations au développement de l'État avec les contraintes financières actuelles.