Le gouverneur de l'État d'Ogun, Dapo Abiodun, a réaffirmé sa volonté de mettre en place une police d'État pour sécuriser le tissu industriel et commercial en pleine expansion de sa région. Cette annonce, faite lors d'une consultation budgétaire, s'accompagne du déploiement immédiat d'un programme de transferts monétaires destiné à soutenir les ménages les plus vulnérables face à l'inflation.
Une stratégie sécuritaire renforcée
Président du comité des gouverneurs nigérians sur la création de la police d'État, Dapo Abiodun estime que le modèle actuel nécessite une évolution pour protéger les investissements locaux. L'État d'Ogun dispose déjà d'une base opérationnelle solide avec environ 6 000 agents répartis au sein du réseau de sécurité de l'État (Amotekun) et du So-Safe Corps. Le gouvernement a intensifié ses efforts en fournissant des équipements, des véhicules et des allocations pour maintenir l'efficacité de ces forces de proximité, considérées comme un pilier de la stabilité régionale.
Soutien direct face à la crise du coût de la vie
En parallèle des enjeux sécuritaires, l'administration régionale lance une initiative de soutien financier direct. Ce programme de transferts monétaires vise à atténuer l'impact de la hausse des prix des denrées alimentaires et des transports, exacerbée par les tensions géopolitiques internationales affectant les cours du pétrole. Le dispositif, qui débute dans la division de Remo, cible des bénéficiaires préalablement identifiés dans la base de données de l'État, avec une extension prévue à l'ensemble du territoire.
Perspectives budgétaires et développement local
Lors de cette rencontre consacrée au cadre de dépenses à moyen terme 2027-2029, le commissaire aux Finances, Dapo Okubadejo, a souligné la dynamique budgétaire de l'État. Avec une performance d'exécution budgétaire atteignant 70 % pour l'exercice 2024, l'administration mise sur une planification rigoureuse pour financer les infrastructures, l'éducation et l'autonomisation des jeunes. Le gouvernement prévoit également d'améliorer l'accès aux services de base, notamment par l'installation de forages, de transformateurs électriques et d'éclairages solaires dans les 236 wards de l'État.
Dialogue avec les acteurs locaux
Les échanges avec les autorités traditionnelles et les représentants professionnels ont mis en lumière des attentes fortes. L'Akarigbo de Remoland, Oba Babatunde Ajayi, a salué les projets en cours tout en insistant sur la nécessité d'un suivi rigoureux des infrastructures publiques. De leur côté, les représentants de l'Institut des experts-comptables du Nigeria (ICAN) ont plaidé pour une collaboration accrue afin d'élargir l'assiette fiscale et de renforcer le financement des objectifs de développement durable, marquant ainsi une volonté de co-construction entre l'État et les forces vives de la région.