Le gouverneur Alex Otti reconnaît une défaillance administrative dans la gestion de la grève à l'université d'Abia

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
Le gouverneur Alex Otti reconnaît une défaillance administrative dans la gestion de la grève à l'université d'Abia

Le gouverneur de l'État d'Abia, Alex Otti, a publiquement assumé la responsabilité de la récente grève ayant paralysé l'université d'État d'Abia (ABSU). Lors d'une conférence marquant le 35e anniversaire de la création de l'État, il a qualifié ce mouvement social d'évitable, déplorant les lourdeurs administratives qui ont entravé l'application de décisions pourtant déjà validées par ses services.

Les failles d'une bureaucratie paralysante

Le conflit social, qui a débuté le 11 août dernier, trouvait sa source dans des revendications légitimes des enseignants, incluant des arriérés d'allocations académiques et des questions de promotions. Bien que le gouverneur ait formellement approuvé les mesures nécessaires pour répondre à ces demandes, le processus a été bloqué par des comités d'implémentation jugés superflus. Pour Alex Otti, cette situation illustre une défaillance interne où les processus bureaucratiques ont pris le pas sur l'exécution des politiques publiques, malgré la disponibilité des ressources financières déjà actées.

Une remise en question de la gestion publique

Le gouverneur a souligné l'incohérence entre les investissements massifs consentis par son administration pour la rénovation des infrastructures de l'ABSU et du centre hospitalier universitaire, et le manque de diligence dans le traitement des conditions de vie du personnel. En déclarant que « le travail s'arrête ici », il a insisté sur la nécessité pour les dirigeants de ne pas se défausser sur les travailleurs lorsque des blocages administratifs surviennent. Cette prise de position marque une volonté de rompre avec les pratiques de gestion qui retardent indûment le bien-être des agents publics.

Vers une exigence de responsabilité accrue

Face à cet incident, l'exécutif d'Abia a annoncé un changement de cap. Le gouverneur a averti que les fonctionnaires responsables de tels retards, capables de fragiliser des décisions gouvernementales déjà approuvées, s'exposent désormais à des sanctions. L'objectif affiché est de renforcer l'efficacité de l'administration pour garantir que les engagements pris envers les institutions publiques et leur personnel soient respectés sans délai. La grève a pris fin le 24 août, après l'intervention d'un comité dirigé par le Secrétaire du gouvernement de l'État, permettant de résoudre les points de friction restés en suspens.

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