Face à une saison marquée par une pluviométrie très basse, le gouvernement du Tchad a envoyé une importante délégation ministérielle à la province du Batha dès le jeudi 17 septembre 2026. La mission a pour mandat d’évaluer les répercussions de la sécheresse sur les cultures, les pâturages et l’alimentation du bétail, afin d’anticiper une éventuelle crise agropastorale.
Baisse des précipitations et risques pour les cultures
Les relevés météorologiques indiquent que les précipitations enregistrées dans le Batha sont nettement inférieures à la moyenne saisonnière. Cette rareté des pluies compromet la germination et le développement des principales cultures vivrières, notamment le mil et le sorgho, qui constituent la base de l’alimentation locale. Les agriculteurs, déjà confrontés à des marges de manœuvre limitées, redoutent des pertes de rendement importantes, ce qui pourrait accentuer la dépendance aux importations alimentaires.
Menace sur les pâturages et la sécurité alimentaire du bétail
Outre les cultures, la faible pluviométrie affecte directement les pâturages, essentiels à l’élevage qui représente une source majeure de revenus et de protéines pour les ménages du Batha. La raréfaction des herbes augmente le risque de malnutrition du bétail, avec des répercussions immédiates sur la production de lait et de viande. Les éleveurs signalent déjà des difficultés à nourrir leurs troupeaux, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix des produits d’origine animale dans la région.
Composition et objectifs de la délégation ministérielle
La délégation, qualifiée d’« importante » par les autorités, regroupe des représentants du ministère de l’Agriculture, du ministère de l’Environnement et des services techniques chargés de la gestion des ressources hydriques. Leur mandat consiste à cartographier les zones les plus touchées, à recueillir les témoignages des agriculteurs et des éleveurs, puis à formuler des recommandations pour des mesures d’urgence, telles que la distribution de semences résistantes à la sécheresse ou le soutien à l’alimentation du bétail. Le suivi de la mission devrait permettre d’ajuster rapidement les politiques publiques afin de limiter les impacts socio‑économiques de la sécheresse dans le Batha.