Face aux attentes du secteur privé national, le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô a réaffirmé la volonté de l'État d'apurer la dette intérieure et de stabiliser le climat des affaires. Cette stratégie, articulée autour d'une meilleure régulation et de la levée des freins administratifs, vise à restaurer la confiance des entreprises tout en s'inscrivant dans les engagements financiers pris avec le FMI.
Apurement de la dette et assainissement financier
La question de la dette intérieure constitue une priorité immédiate pour le gouvernement. Lors d'une rencontre avec les représentants du secteur privé le 17 septembre 2026, le chef du gouvernement a garanti que le processus d'apurement des créances publiques sera mené à son terme. Cette démarche s'inscrit dans un contexte de rigueur budgétaire, marqué par le lancement du Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) et la nécessité de ne plus faire peser sur les entreprises le poids des ajustements de la trésorerie publique.
Réforme des cadres juridiques et investissements
Pour stimuler l'activité économique, l'exécutif s'est engagé à finaliser, avant la fin de l'année 2026, les textes d'application du Code des investissements de 2025 ainsi que le cadre rénové des partenariats public-privé (PPP). Ces dispositifs sont cruciaux pour sécuriser les investissements, protéger contre l'expropriation et garantir la liberté de transfert des capitaux. L'enjeu est de taille : le secteur privé national n'a vu aboutir que trois contrats de PPP en trois ans, soulignant l'urgence d'une réforme opérationnelle pour dynamiser ce levier de croissance.
Promotion du contenu local et accès aux marchés régionaux
Au-delà de la commande publique, le gouvernement ambitionne de renforcer la compétitivité des entreprises locales. Ahmadou Al Aminou Lô a souligné la faible participation des acteurs nationaux aux grands travaux publics et leur difficulté à s'imposer sur les marchés de l'UEMOA, de la CEDEAO et de la ZLECAf. La stratégie gouvernementale prévoit désormais de placer le contenu local au cœur de la relation avec le secteur privé. Dans cette optique, une concertation sera ouverte sur le Code général des impôts et le Code général des douanes, permettant aux entreprises de contribuer directement à l'élaboration des normes qui régissent leur environnement opérationnel.