Le gouvernement sénégalais défend la cohérence de sa stratégie économique face aux critiques sur le FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
Le gouvernement sénégalais défend la cohérence de sa stratégie économique face aux critiques sur le FMI

Le ministre de l’Enseignement supérieur, El Hadji Abdourahmane Diouf, a réaffirmé la pleine souveraineté du Sénégal dans la conduite de ses réformes économiques. Cette prise de parole intervient alors que l'État vient de conclure un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), suscitant des interrogations sur la marge de manœuvre du gouvernement.

La continuité des arbitrages budgétaires

Selon le ministre, les orientations actuelles ne sont pas le fruit d'une contrainte extérieure subite, mais le résultat d'arbitrages validés en Conseil des ministres. Il a notamment souligné que l'ancien Premier ministre avait lui-même donné son aval à la restructuration en cours. Cette position s'inscrit dans la continuité des alertes lancées dès le 22 mai 2026 devant l'Assemblée nationale, où la dégradation de la conjoncture économique avait été identifiée comme un facteur rendant inévitable une révision des prix des produits de première nécessité.

Un programme de 2,2 milliards de dollars en attente

L'accord conclu le 1er septembre 2026 avec le FMI porte sur un programme triennal d'un montant estimé à 2,2 milliards de dollars. Si cette étape marque une avancée dans les négociations, le dispositif reste suspendu à l'approbation finale du Conseil d'administration de l'institution financière internationale. Ce financement est perçu par l'exécutif comme un levier pour stabiliser les finances publiques tout en poursuivant les objectifs de gouvernance fixés par le gouvernement.

Gestion autonome et souveraineté nationale

Face aux critiques sur une éventuelle perte d'autonomie, le Dr Diouf rejette toute idée de compromission. Il assure que l'État maintient ses priorités, notamment en matière de recrutements stratégiques et de remboursement de la dette. Le ministre précise que des mesures spécifiques, telles que la filialisation de la Senelec ou le réajustement des prix du carburant effectif depuis le 15 août 2026, relèvent de choix de gestion internes et autonomes, indépendants des négociations formelles menées avec les bailleurs de fonds.

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