Les autorités nigériennes ont officiellement annoncé, ce samedi, une reprise progressive du contrôle de la situation sécuritaire à Niamey. Cette déclaration intervient après une nuit marquée par des échanges de tirs nourris et des tentatives d'incursion armée visant des infrastructures stratégiques de la capitale.
Une offensive ciblée sur les sites sensibles
Les troubles ont débuté dans la nuit de vendredi à samedi, se prolongeant durant la matinée. Des hommes armés, identifiés comme des mutins issus des forces armées, ont mené des attaques coordonnées. Ces derniers ont notamment séquestré des militaires au sein de la base attenante à l'aéroport international de Niamey et ont tenté de pénétrer dans l'enceinte du palais présidentiel. Les accès à la présidence ont été bouclés par les forces de sécurité, tandis que des détonations à l'arme lourde ont été rapportées dans plusieurs quartiers du centre-ville.
La réponse de la garde présidentielle
Face à cette tentative de déstabilisation, la garde présidentielle, restée loyale au général Abdourahamane Tiani, a opposé une résistance active. Selon les informations disponibles, les insurgés ont été repoussés lors de leur tentative d'intrusion au palais. Le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, a pris la parole sur la télévision nationale — dont le signal avait été brièvement interrompu — pour confirmer que l'armée reprenait progressivement l'ascendant sur les mutins. Il a par ailleurs exhorté la population civile à conserver son calme et à poursuivre ses activités quotidiennes malgré le climat de tension.
Un contexte sécuritaire sous haute surveillance
Ces événements marquent une nouvelle séquence d'instabilité pour la capitale nigérienne. Si Niamey a déjà été le théâtre d'échanges de tirs à deux reprises au cours de l'année 2026, ces incidents étaient jusqu'alors attribués à des attaques jihadistes ciblant spécifiquement l'aéroport. La nature de cette nouvelle offensive, impliquant des éléments internes aux forces armées, souligne un enjeu de sécurité intérieure majeur pour le pays. À ce stade, les rapports de force exacts et l'identité précise des instigateurs de ces combats restent des points de vigilance essentiels pour les observateurs de la situation politique au Niger.