Le gouvernement fédéral du Nigeria a finalisé le paiement de 18,96 milliards de nairas d’arriérés de pension à 3 958 anciens employés du Power Holding Company of Nigeria (PHCN). Cette opération, réalisée par la Pension Transitional Arrangement Directorate (PTAD), clôture un différend de plusieurs années et confirme l’engagement de l’État à honorer les droits des retraités.
Un règlement en deux versements pour éliminer les arriérés
Le solde a été réglé en deux temps : un premier versement de 9,48 milliards de nairas a été effectué en juin 2026, suivi d’un second paiement identique en septembre 2026. Chaque tranche représentait 50 % du montant total dû, correspondant aux arriérés issus du calcul « Back‑End Computation » (BEC) du régime à prestations définies (DBS). Avec ce dernier décaissement, le PTAD a déclaré que les 18 958 199 952,27 nairas dus aux retraités de PHCN étaient intégralement payés.
Le rôle du PTAD et du régime à prestations définies
Le PTAD, agence spécialisée dans la transition des régimes de retraite, a conduit l’opération sous le cadre du DBS, un système où les prestations sont fixées à l’avance en fonction du salaire et de la durée de service. Le BEC, méthode de calcul rétroactive, avait généré un important passif que le gouvernement a choisi de régler en deux phases afin d’assurer la liquidité du fonds et de minimiser les perturbations budgétaires.
Conséquences pour les retraités et la politique sociale du président Tinubu
Pour les 3 958 bénéficiaires, le paiement complet signifie la réception de leurs droits légitimes après des années d’attente. Le porte‑parole du PTAD, Olugbenga Ajayi, a souligné que cette liquidation reflète la volonté de l’administration du président Bola Tinubu de protéger la dignité et le bien‑être des seniors nigérians. Le secrétaire exécutif du PTAD, Tolulope Odunaiya, a rappelé que la reconnaissance du service rendu par les travailleurs retraités reste une priorité du gouvernement.
Enjeux macroéconomiques et confiance des travailleurs
En réglant ce passif, le Nigeria envoie un signal positif aux marchés du travail et aux investisseurs, montrant que les obligations sociales sont prises au sérieux. La liquidation de près de 19 milliards de nairas contribue également à désengorger le bilan du PTAD, libérant des ressources pour d’autres réformes de la protection sociale. Toutefois, la nécessité de recourir à un calcul BEC indique que des ajustements structurels restent à envisager pour éviter la récurrence de tels retards.