Le gouvernement nigérian place les institutions traditionnelles au cœur de sa stratégie de gouvernance, les considérant comme des piliers indispensables à la cohésion nationale et au progrès économique. Cette vision a été réitérée par le vice-président Kashim Shettima lors d'une rencontre avec le 17e émir de Gumel, le Dr Lawan Ahmed Sani, au palais présidentiel d'Abuja.
Un rôle pivot pour la sécurité et l'unité
Pour l'administration du président Bola Tinubu, les autorités coutumières ne sont pas seulement des gardiennes des traditions, mais des partenaires opérationnels essentiels. Le vice-président Shettima a qualifié ces chefs de « miroirs de la société », soulignant leur capacité à maintenir la paix et à renforcer l'unité nationale. Cette collaboration est présentée comme un levier pour stabiliser le pays et accompagner les politiques publiques sur le terrain, là où l'influence des institutions traditionnelles reste prépondérante.
Modernisation et expertise au service du développement
La nomination du Dr Lawan Ahmed Sani à la tête de l'émirat de Gumel est perçue par l'exécutif comme une opportunité de transformation locale. Le vice-président a salué le profil atypique du nouvel émir, qui allie une expérience de haut fonctionnaire à une expertise technologique pointue. Cette double compétence est vue comme un atout majeur pour moderniser la gestion de l'émirat et stimuler le développement économique régional, en phase avec les ambitions technologiques du gouvernement fédéral.
Engagement sur les secteurs sociaux prioritaires
Au-delà des échanges protocolaires, la rencontre a permis de confirmer le soutien de l'État aux initiatives locales. Le vice-président Shettima s'est engagé à accompagner personnellement les projets de l'émirat de Gumel, notamment dans les domaines critiques de la santé et de l'éducation. De son côté, le conseil de l'émirat a exprimé sa volonté de renforcer ses relations avec le gouvernement fédéral pour améliorer durablement le bien-être des populations locales, tout en appelant à la poursuite de la stabilité politique dans la perspective des échéances électorales de 2027.