Le gouvernement fédéral du Nigeria a émis une alerte nationale concernant des risques élevés d'inondations sur une période allant du 27 septembre au 10 octobre 2026. Cette mise en garde, coordonnée par le Centre national des systèmes d'alerte précoce contre les inondations, cible 24 États ainsi que le Territoire de la capitale fédérale (FCT), en raison de la saturation des sols et de la montée attendue des niveaux des cours d'eau.
Une cartographie des zones à risque critique
L'avis technique, signé par la direction de l'érosion et de la gestion des zones côtières, classe les localités selon trois niveaux de danger : critique, élevé et modéré. La catégorie critique englobe une vaste étendue du territoire, incluant notamment les États de Benue, Kogi, Rivers, Delta, Anambra et Lagos. Dans ces régions, les centres urbains majeurs tels que Port Harcourt, Onitsha, Benin City et Ibadan sont particulièrement exposés. Parallèlement, le FCT, incluant des zones comme Gwagwalada, Kubwa et le centre municipal d'Abuja, figure parmi les secteurs classés à haut risque.
Mesures de prévention pour les populations
Face à cette menace, les autorités exhortent les résidents des zones critiques à identifier immédiatement des itinéraires d'évacuation et à sécuriser leurs biens essentiels. Il est formellement déconseillé de s'installer ou de stocker des marchandises sur les plaines inondables, les zones humides ou à proximité immédiate des corridors de drainage. Les consignes de sécurité incluent également la coupure de l'électricité en cas d'inondation imminente, la protection des documents importants et l'interdiction stricte de circuler à pied ou en véhicule dans les eaux en mouvement.
Mobilisation des agences de gestion des urgences
Le Centre national a ordonné une intensification de la surveillance des infrastructures hydrauliques, notamment les ponts, les drains, les réservoirs et les zones sujettes à l'érosion. Les contrôleurs d'État et les agences de gestion des urgences (SEMA) sont chargés de maintenir une veille constante sur les niveaux des rivières. Pour les zones à risque élevé, le nettoyage préventif des systèmes de drainage est rendu obligatoire. Les autorités rappellent que cette prévision doit être corrélée aux conditions météorologiques en temps réel et aux directives officielles transmises par les responsables locaux, afin d'ajuster les interventions sur le terrain en fonction de l'évolution de la situation hydrologique.