Face à la multiplication des comportements dangereux et des actes de vandalisme, le gouvernement fédéral nigérian a fixé un ultimatum de deux semaines aux usagers de la section lagosienne de l'autoroute côtière Lagos-Calabar. Passé ce délai, les autorités n'excluent pas une fermeture totale de cet axe stratégique encore en phase de construction.
Des manquements graves aux règles de circulation
Le contrôleur fédéral des travaux pour l'État de Lagos, Olufemi Dare, a souligné l'urgence de la situation lors d'une inspection récente. Le non-respect systématique de la limitation de vitesse, fixée à 30 km/h dans les zones de chantier, est au cœur des préoccupations. Certains automobilistes atteignent des pointes de 120 km/h, mettant en péril les ouvriers et la progression des travaux sur les 20 ponts majeurs que compte le tracé. Outre la vitesse, le gouvernement a formellement interdit la circulation des motos et tricycles, le stationnement sauvage des poids lourds, ainsi que les demi-tours illégaux, sous peine de poursuites judiciaires.
Lutte contre le vandalisme et sécurisation du tracé
La sécurité des infrastructures est également compromise par des actes de malveillance récurrents. Environ cinq kilomètres de clôtures de protection ont été dérobés, tandis que 18 kilomètres de couvertures en béton ont été vandalisés. Pour contrer ces pillages, le ministère envisage de remplacer les clôtures métalliques par des barrières en béton plus robustes. Parallèlement, un dispositif de surveillance renforcé sera déployé, incluant l'installation prochaine de caméras de vidéosurveillance (CCTV) et une collaboration accrue avec la police de l'État de Lagos.
Un dispositif de surveillance communautaire en renfort
Pour assurer la pérennité de l'ouvrage, les autorités misent sur une approche locale. Le gouvernement a validé le recrutement de 40 gardes côtiers pour la première section de l'autoroute, issus des communautés riveraines. Ces agents, qui seront formés et placés sous la supervision directe de la police, auront pour mission de surveiller les installations contre les intrusions. Cette mesure fait suite à des agressions subies par les précédents gardes, soulignant la nécessité d'une protection policière plus étroite pour sécuriser le personnel et les équipements sur ce chantier de 103 kilomètres.