Le gouvernement fédéral du Nigeria a formellement rappelé aux établissements de santé leur obligation d'assurer une continuité de prise en charge pour les patients atteints de cancer. Cette directive insiste sur le fait que l'incapacité d'un centre hospitalier à poursuivre un traitement curatif ne doit en aucun cas justifier le renvoi d'un patient à son domicile sans solution alternative.
L'obligation de transfert et de suivi médical
Selon le Dr Uchechukwu Nwokwu, coordonnateur national du Plan de contrôle du cancer au sein du ministère de la Santé, le renvoi d'un patient doit être une exception strictement réservée aux cas cliniquement stables. Lorsqu'un établissement manque de capacités techniques ou de places disponibles, il a l'obligation légale et éthique de transférer le patient vers une structure en mesure d'assurer la poursuite des soins. L'objectif est d'éviter toute interruption dans le parcours thérapeutique, qu'il s'agisse de chirurgie, de chimiothérapie ou de radiothérapie.
L'intégration précoce des soins palliatifs
La politique nationale nigériane en matière de soins palliatifs impose désormais leur mise en œuvre dès les six semaines suivant le diagnostic. Loin d'être réservés aux phases terminales, ces soins visent à accompagner le patient tout au long de sa maladie. Cette approche globale intègre la gestion de la douleur, mais aussi le soutien psychologique, social, financier et spirituel. Le Dr Nwokwu souligne que cette prise en charge holistique est déterminante pour permettre aux patients de maintenir leur adhésion au traitement, malgré les pressions économiques et familiales qu'une telle pathologie engendre.
Préserver la dignité humaine en fin de vie
Lorsque le traitement curatif n'est plus envisageable, notamment dans les stades avancés de la maladie, le système de santé doit garantir la dignité du patient. Le ministère insiste sur la nécessité d'une gestion efficace de la douleur pour assurer une fin de vie apaisée. Cette stratégie inclut l'implication active des familles, souvent déstabilisées par les conséquences financières et émotionnelles de la maladie. En favorisant un environnement où le soutien médical est complété par un accompagnement adapté aux croyances et aux besoins du patient, les autorités sanitaires espèrent améliorer significativement la qualité de vie des malades, même lorsque la guérison n'est plus l'objectif thérapeutique principal.