Le gouvernement nigérian engage de nouvelles poursuites contre le responsable d'une agence présidentielle fictive

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
Le gouvernement nigérian engage de nouvelles poursuites contre le responsable d'une agence présidentielle fictive

Le gouvernement fédéral nigérian a officiellement abandonné les poursuites initiales contre Adeniyi Adeyemi devant la Haute Cour fédérale d'Abuja pour engager une nouvelle procédure devant la Haute Cour du Territoire de la capitale fédérale (FCT). Cette décision fait suite à une révision approfondie du dossier par le bureau de l'Attorney-General de la Fédération, qui a identifié des irrégularités dans la compétence juridictionnelle initiale concernant les faits de faux et d'usurpation d'identité reprochés au prévenu.

Un transfert de compétence judiciaire

Le directeur des poursuites publiques de la Fédération, Rotimi Oyedepo, a justifié cette manœuvre procédurale par la nécessité de se conformer aux exigences légales. Selon l'accusation, les documents falsifiés utilisés par Adeniyi Adeyemi pour opérer sa structure, baptisée « Presidential Foreign Intervention Promotion Council » (PFIPC), relèvent de la compétence de la Haute Cour du FCT et non de la juridiction fédérale. Le juge Mohammed Umar a accédé à la demande de l'État, actant ainsi l'arrêt des poursuites devant sa juridiction pour permettre une nouvelle mise en examen rapide.

L'ampleur de la supercherie administrative

Adeniyi Adeyemi, âgé de 38 ans, est accusé d'avoir orchestré une vaste imposture depuis le complexe du Secrétariat fédéral à Abuja. L'enquête révèle que le prévenu aurait réussi à obtenir des autorisations pour ouvrir des comptes auprès de la Banque centrale du Nigeria et à solliciter des collaborations avec le ministère des Affaires étrangères sous couvert d'une agence présidentielle inexistante. Le dossier d'accusation s'appuie sur une série de preuves documentaires, incluant une fausse lettre de nomination présidentielle datée de mars 2024.

Une liste de témoins sous haute surveillance

La procédure judiciaire implique des personnalités de haut rang et des responsables administratifs. Parmi les témoins cités figurent le chef de cabinet du président, Femi Gbajabiamila, dont la plainte déposée en octobre 2025 a été déterminante, ainsi que des fonctionnaires du bureau du comptable général de la Fédération. L'affaire, qui a également fait l'objet d'une enquête approfondie de la Commission indépendante sur les pratiques de corruption (ICPC) sur instruction directe du président Bola Tinubu, met en lumière les vulnérabilités des circuits administratifs face à des tentatives d'usurpation institutionnelle sophistiquées.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.