Le gouvernement fédéral du Nigeria a supporté une charge de 1 928 milliards de nairas au titre des subventions à l'électricité pour l'année 2025. Ce montant, qui représente 57,44 % de la facture totale de la Nigerian Bulk Electricity Trading (NBET), illustre le coût massif du maintien des tarifs pour les consommateurs finaux face à des coûts de production réels plus élevés.
Un poids budgétaire persistant
La facture annuelle des subventions s'est élevée en moyenne à 160,69 milliards de nairas par mois. Bien que ce chiffre soit en légère diminution par rapport aux 1 949 milliards de nairas enregistrés en 2024, il demeure une composante critique des dépenses publiques. La répartition trimestrielle montre une décrue progressive au cours de l'année, passant de 536,40 milliards au premier trimestre à 418,79 milliards au quatrième trimestre.
L'impact de la politique tarifaire
La Commission nigériane de régulation de l'électricité (NERC) explique que cette dépense colossale découle directement de la décision gouvernementale de geler les tarifs payés par les clients aux niveaux approuvés en juillet 2024. En l'absence de tarifs reflétant les coûts réels de production et de distribution sur l'ensemble du réseau, l'État continue d'absorber l'écart financier pour éviter une hausse brutale des prix pour les ménages et les entreprises.
Optimisation de la distribution énergétique
La réduction observée des obligations de subvention au fil des trimestres s'explique par deux facteurs opérationnels majeurs. D'une part, les sociétés de distribution (DisCos) ont réduit leur prélèvement d'énergie par rapport aux périodes précédentes. D'autre part, la NERC a noté une augmentation de la part d'énergie allouée aux clients des bandes A et B, qui est passée de 40 % à 45 % au dernier trimestre 2025. Cette réorientation stratégique de l'offre énergétique, couplée à une gestion plus stricte des volumes, constitue le principal levier utilisé par les autorités pour limiter l'impact financier de ces subventions sur le budget national.