Réuni sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres malien a acté, le 2 septembre 2026, une série de mesures visant à dynamiser le secteur extractif et à renforcer l'appareil administratif. Cette session a également permis de dresser un bilan des engagements internationaux du pays, notamment en matière d'énergie et de santé publique.
Relance des activités d'exploration minière
L'exécutif a validé le renouvellement de quatre permis de recherche pour de l'or et des substances minérales du groupe 2, situés dans les cercles de Bougouni, Sikasso, Kangaba et Kéniéba. Ces titres, détenus par les sociétés YIYUAN MINES, A.NA.DI.S et L’HORIZON, avaient été gelés durant la période de suspension des renouvellements entre fin 2022 et début 2025. La reprise de ces travaux, justifiée par des anomalies géologiques prometteuses identifiées lors des recherches initiales, permettra aux opérateurs de poursuivre leurs activités pour une période de trois ans.
Réorganisation des cadres administratifs
Le gouvernement a procédé à des ajustements au sein de plusieurs départements ministériels clés. Ces nominations concernent notamment l'ambassade du Mali à Paris, avec la désignation d'un nouvel agent comptable, ainsi que les ministères de la Santé, de l'Agriculture et de l'Environnement. Ces mouvements visent à renforcer l'encadrement technique, avec la nomination de nouveaux inspecteurs et conseillers techniques chargés de piloter les politiques publiques sectorielles.
Priorités stratégiques et enjeux de santé
Les communications ministérielles ont mis en lumière les axes de coopération régionale et de développement industriel. Le ministère de l'Industrie a souligné la montée en puissance de l'usine Ciments de l'Afrique à Sikasso, un investissement de 56 milliards de francs CFA opérationnel depuis mars 2026. Parallèlement, le secteur de l'énergie confirme son engagement dans l'Alliance solaire internationale, tandis que le ministère de la Santé a alerté sur la situation épidémiologique liée à la dengue. Face à la stagnation des cas, les autorités appellent la population à une vigilance accrue et au respect des protocoles sanitaires.