Le ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage (MASAE) a conduit, avec le Génie militaire, une première visite d'évaluation à Ndingler, dans la commune de Ndiaganiao, afin de préparer la remise en valeur de 80 hectares destinés à 39 familles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes de sécurisation foncière et de soutien à la production agricole, avec pour objectif de rendre ces parcelles exploitables rapidement.
Une mission conjointe du MASAE et du Génie militaire à Ndingler
Les équipes techniques, composées d’ingénieurs du MASAE et de spécialistes du Génie militaire, ont effectué une reconnaissance détaillée du terrain. Leur mandat était d’identifier les obstacles physiques et les besoins en travaux préparatoires, afin de définir un plan d’action opérationnel. Cette coopération inter‑institutionnelle vise à combiner l’expertise agronomique du ministère avec les capacités logistiques et de génie civil de l’armée.
Les travaux identifiés pour rendre les terres cultivables
Le diagnostic a mis en avant plusieurs opérations essentielles : le débroussaillage pour éliminer la végétation envahissante, le dessouchage afin de retirer les troncs d’arbres qui gênent le labour, le nivellement du sol pour assurer une pente homogène, et la préparation du substrat pour favoriser la germination des cultures. Ces étapes constituent le socle technique nécessaire avant toute mise en culture.
Priorités d’infrastructure : délimitation et accès à l’eau
Parmi les premières actions prévues, la délimitation physique du périmètre et sa matérialisation (clôtures, bornes) sont jugées cruciales pour sécuriser les parcelles attribuées aux bénéficiaires. En parallèle, l’accès à l’eau a été identifié comme un facteur déterminant. Les autorités envisagent d’étudier la réalisation de forages et la mise en place d’un dispositif de distribution d’eau, afin d’assurer une irrigation fiable et de répondre aux besoins domestiques des familles.
Enjeux pour les 39 familles bénéficiaires
Une fois les travaux achevés, les 39 ménages pourront exploiter les parcelles pour la production vivrière ou commerciale, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire locale et à la génération de revenus. La réussite de ce projet dépendra de la rapidité d’exécution des travaux, de la disponibilité de l’eau et du suivi technique post‑mise en valeur. Le suivi des résultats pourra également éclairer d’autres initiatives similaires dans la région.