Le gouvernement italien durcit les conditions d'intégration scolaire par un nouveau décret controversé

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
Le gouvernement italien durcit les conditions d'intégration scolaire par un nouveau décret controversé

Le gouvernement italien a adopté un décret-loi visant à réformer l'accueil des élèves étrangers et à encadrer strictement la vie scolaire. Ce texte, qui mêle mesures sécuritaires et objectifs d'intégration, suscite une vive controverse politique en raison de ses implications sur les libertés individuelles et les droits des familles.

Restrictions vestimentaires et sanctions financières

Le décret instaure une interdiction formelle de porter des vêtements dissimulant le visage, tels que la burqa ou le niqab, au sein des établissements scolaires et lors des interactions entre l'école et les familles. Cette mesure, justifiée par des impératifs de sécurité et de reconnaissance, est assortie de sanctions administratives allant de 200 à 1 000 euros. En cas de violation par un élève mineur, l'amende sera directement imputée aux parents.

Plafonds d'effectifs et gestion de la mixité

Afin de favoriser l'intégration, le gouvernement impose un plafond de 30 % d'élèves de nationalité étrangère dans les classes de première année. Cette limite concerne les élèves nés à l'étranger ou n'ayant pas suivi un cursus préscolaire complet en Italie. Pour accompagner cette transition, le ministère de l'Éducation a débloqué 17,5 millions d'euros destinés aux établissements ne pouvant respecter ce quota, ainsi qu'un fonds spécifique pour le renforcement des compétences linguistiques dès 2027.

L'apprentissage de l'italien comme condition de garde

L'une des mesures les plus débattues concerne l'obligation pour les parents de maîtriser la langue italienne. Si des barrières linguistiques persistantes entravent l'intégration scolaire de l'enfant, l'école est désormais tenue de signaler la situation aux services sociaux. En cas de refus des parents de suivre des cours de langue gratuits, le tribunal pour mineurs pourrait, dans des situations de préjudice avéré pour le parcours éducatif, ordonner le placement de l'enfant hors du foyer familial.

Une opposition politique virulente

Cette réforme a provoqué une levée de boucliers au sein de l'opposition. Des figures politiques, dont la présidente du groupe PD à la Chambre des députés, Chiara Braga, ont dénoncé une mesure jugée « discriminatoire » et « démagogique ». Les critiques estiment que le gouvernement privilégie des décisions symboliques au détriment de problèmes structurels majeurs, tels que le décrochage scolaire, la précarité des enseignants ou l'état des infrastructures scolaires.

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