Le gouvernement israélien divise sur l'expulsion forcée des Palestiniens de Gaza

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 28 lectures
Le gouvernement israélien divise sur l'expulsion forcée des Palestiniens de Gaza

Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben-Gvir a rendu public un projet d'expulsion forcée de l'ensemble de la population palestinienne hors de la bande de Gaza, une initiative qualifiée d'illégale et immédiatement contestée au sein même du gouvernement. Le ministre de la Défense, Israel Katz, a rappelé qu'une telle décision restait subordonnée à l'accord préalable de Washington.

Un plan officialisé par Ben-Gvir

Le ministre et figure de l'aile nationaliste de la coalition au pouvoir a détaillé une stratégie visant à transférer hors de Gaza la totalité des Palestiniens qui s'y trouvent. Le projet est présenté comme une mesure définitive de sécurité, sans calendrier précis ni mécanisme opérationnel rendu public à ce stade. Sa formulation, qui évoque explicitement un départ contraint de toute la population, le place en dehors du cadre du droit international selon plusieurs analystes interrogés par Al Jazeera, qui le qualifient de plan d'expulsion forcée illégal.

Le ministre de la Défense oppose une condition américaine

Quelques heures après l'annonce, le ministre de la Défense Israel Katz a semblé prendre ses distances avec l'initiative. Tout en confirmant que la question était discutée au sein de l'exécutif, il a insisté sur un préalable diplomatique majeur : aucune opération de cette ampleur ne pourrait être conduite sans le feu vert des États-Unis, principal allié stratégique et fournisseur d'armement d'Israël. Ce désaccord public met en lumière l'existence de deux lignes au sein du cabinet, entre les partisans d'une ligne dure défendue par Ben-Gvir et les responsables attachés à la coordination avec Washington.

Un dissensus qui interroge la cohérence du gouvernement

Au-delà de l'aspect militaire, l'épisode révèle une fracture politique israélienne au moment où la guerre à Gaza entre dans une phase décisive. La cohabitation, au sein d'un même gouvernement, d'un ministre défendant ouvertement un transfert de population et d'un ministre de la Défense conditionnant l'opération au consensus américain traduit la fragilité de la ligne officielle. À suivre : la réaction formelle de la Maison-Blanche, dont le silence ou le soutien pourrait transformer un projet controversé en décision effective, ainsi que les suites judiciaires et diplomatiques qu'un tel plan ne manquerait pas de provoquer sur la scène internationale.

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