Le gouvernement guinéen a entamé une phase de sensibilisation auprès des riverains de la décharge de Dar-Es-Salam, à Conakry, en vue de sa fermeture définitive. Ce projet d'assainissement, pilier du programme national Simandou 2040, vise à mettre fin à trois décennies de nuisances sanitaires et environnementales majeures pour les populations locales.
Un impératif de santé publique et de dignité
Après 33 ans d'exploitation, le site de Dar-Es-Salam est devenu un point critique pour la capitale guinéenne. Les autorités, représentées par les ministres de l'Administration du territoire, de l'Assainissement et de l'Urbanisme, ont souligné que la décharge a été le théâtre de tragédies humaines, causant de nombreuses maladies et décès parmi les riverains. La fermeture du site est présentée par l'exécutif comme une mesure indispensable pour restaurer la dignité des citoyens et garantir un cadre de vie sain, conformément aux engagements pris par le président Mamadi Doumbouya.
Un calendrier opérationnel dès septembre
Le gouvernement a fixé une échéance rapide pour le début des interventions. Dès le mois de septembre 2026, les travaux préparatoires seront lancés, incluant l'installation de la base vie de l'entreprise en charge du chantier, la sécurisation du périmètre et l'aménagement des voies d'accès nécessaires aux engins. Cette phase opérationnelle impose une contrainte majeure : la libération immédiate des emprises identifiées par les services techniques pour permettre le déploiement des machines en toute sécurité.
Gestion des emprises et accompagnement des populations
Pour mener à bien cette opération, les autorités privilégient une approche concertée avec les élus locaux et la notabilité du quartier. Le ministre de l'Urbanisme, Mohamed Lamine Sy Savané, a précisé que les services administratifs ont déjà procédé au recensement des habitations situées dans la zone concernée et aux procédures d'indemnisation. Le processus de déguerpissement, supervisé par les autorités communales, se veut respectueux des populations, tout en insistant sur la nécessité de quitter les lieux pour permettre la transformation de cet espace en un site viable pour la capitale.