Le gouvernement ghanéen tente de désamorcer une grève nationale des enseignants pour préserver le calendrier scolaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
Le gouvernement ghanéen tente de désamorcer une grève nationale des enseignants pour préserver le calendrier scolaire

Le secteur éducatif ghanéen est à l'arrêt depuis le 25 septembre 2026, date à laquelle plusieurs syndicats d'enseignants ont entamé une grève nationale. Face à la fermeture de nombreux établissements, notamment dans la région d'Ashanti, le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, a ouvert des discussions d'urgence pour tenter de débloquer la situation tout en protégeant le calendrier scolaire récemment stabilisé.

Des revendications salariales et administratives en suspens

Le mouvement de grève, porté par le GNAT, le NAGRAT et le PRETAG, repose sur trois points de blocage majeurs. Les syndicats dénoncent l'absence de renouvellement de la convention collective, expirée depuis juin 2026. Par ailleurs, environ 80 000 enseignants sont en attente d'un ajustement salarial lié à leur promotion, après avoir réussi des tests d'aptitude entre décembre 2025 et février 2026. Enfin, le non-paiement de l'indemnité pour les zones défavorisées, pourtant acté par une directive présidentielle et une décision de la Commission nationale du travail, cristallise les tensions.

La crainte d'une déstabilisation du calendrier scolaire

Pour le ministère de l'Éducation, l'enjeu est de maintenir la continuité pédagogique après avoir réussi à rétablir un cycle scolaire cohérent, allant de septembre à juillet. Hasmin Mohammed, porte-parole du ministère, a souligné que le retour à un calendrier normalisé pour tous les niveaux, de la maternelle à l'université, est une avancée fragile que le gouvernement souhaite préserver à tout prix. La fermeture des écoles, constatée dès les premiers jours du mouvement, menace directement cet équilibre.

Une coordination interministérielle sous pression

La résolution du conflit dépasse les seules prérogatives du ministère de l'Éducation. Les négociations impliquent désormais la Commission des salaires et des traitements équitables (FWSC) ainsi que le Département du contrôleur et du comptable général (CAGD). Ces institutions sont jugées centrales pour débloquer les processus de paiement et de reclassement des enseignants. De leur côté, les syndicats, par la voix du président du NAGRAT, Jacob Anaba, dénoncent une « mauvaise foi » gouvernementale et une absence d'urgence dans le traitement de leurs dossiers, malgré des mois de tentatives de dialogue restées infructueuses.

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