Le gouvernement ghanéen a annoncé le déblocage imminent des arriérés de salaires dus aux enseignants ayant bénéficié d'une promotion. Cette mesure, qui concerne 52 000 agents, s'inscrit dans une stratégie plus large visant à apaiser le climat social au sein du secteur éducatif et à garantir la continuité des activités académiques.
Un calendrier de paiement pour les enseignants promus
Le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, a confirmé lors de la 64e conférence annuelle des chefs d'établissements secondaires (CHASS) à Ho que la première phase des paiements sera effective dès le vendredi 16 octobre. Cette opération permettra d'ajuster les rémunérations des enseignants concernés en fonction de leurs nouveaux grades. Le gouvernement s'est engagé à ce que l'intégralité des arriérés soit soldée d'ici la fin du mois d'octobre, répondant ainsi à une revendication majeure portée par les syndicats, notamment la GNAT et la NAGRAT, qui avaient eu recours à la grève pour obtenir ces revalorisations.
Résolution des tensions avec les administrateurs universitaires
Parallèlement à ce dossier, l'exécutif intensifie ses efforts pour mettre fin à la grève de l'Association des administrateurs universitaires du Ghana. Les points de blocage portent principalement sur le versement de primes de marché et d'allocations de recherche. Le ministre a indiqué que la Commission des salaires équitables (FWSC) travaille en étroite collaboration avec le ministère des Finances pour formuler une réponse jugée adéquate d'ici la fin de la semaine.
Un enjeu de continuité pour le calendrier académique
Le gouvernement a d'ores et déjà validé un mandat financier de 12 millions de cedis ghanéens pour honorer les engagements relatifs aux allocations de recherche. L'objectif affiché par les autorités est clair : parvenir à un consensus rapide avec les partenaires sociaux pour permettre la réouverture des universités dès ce week-end. Le maintien du calendrier académique est présenté comme une priorité nationale, le gouvernement appelant les syndicats à poursuivre les discussions sur les points restants dans un esprit de bonne foi, afin d'éviter toute perturbation prolongée du système éducatif.