Le ministre ghanéen de l'Intérieur, Mubarak Mohammed Muntaka, a dressé un bilan positif de la situation sécuritaire du pays en octobre 2026. En s'appuyant sur la réduction drastique des mesures de couvre-feu et la stabilisation de zones autrefois instables, le gouvernement affirme avoir renforcé la protection des citoyens.
Une baisse significative des mesures restrictives
Pour illustrer l'amélioration du climat sécuritaire, le ministre a mis en avant l'évolution des couvre-feux imposés sur le territoire. Alors que le pays comptait onze zones sous couvre-feu au début de l'année 2025, ce chiffre a été réduit à trois en octobre 2026. Le ministre a souligné que cette progression ne doit pas être évaluée uniquement par des statistiques de mortalité, mais par la capacité retrouvée des populations à mener leurs activités quotidiennes sans entraves majeures.
La stabilisation de Bawku comme indicateur clé
La ville de Bawku, dans la région du Haut-Est, longtemps marquée par des violences intercommunautaires, est citée comme un exemple probant de cette accalmie. Le ministre a rapporté une période de 150 jours sans aucun coup de feu enregistré. Cette amélioration a permis un assouplissement des restrictions locales : le couvre-feu est désormais fixé de 22 heures à 5 heures, et la circulation des motos, interdite pendant plus de cinq ans, est à nouveau autorisée en journée. Ces résultats sont le fruit d'une stratégie combinant déploiement des forces de sécurité et processus de médiation.
Les défis persistants aux frontières
Malgré ce constat encourageant, le gouvernement reconnaît que des menaces structurelles subsistent. Les conflits fonciers, les tensions ethniques et le trafic de stupéfiants demeurent des points de vigilance prioritaires pour les autorités. Le ministre a particulièrement insisté sur la vulnérabilité des frontières, révélant l'existence de plus de 300 points de passage non officiels, contre seulement 48 points d'entrée légaux. Face à cette porosité, le renforcement de la coopération et du partage de renseignements avec les pays voisins est présenté comme une nécessité absolue pour garantir la stabilité régionale.