Le gouvernement ghanéen restructure le chantier routier Tema-Kpone faute de contrat valide

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Le gouvernement ghanéen restructure le chantier routier Tema-Kpone faute de contrat valide

Le ministre des Routes et des Autoroutes, Kwame Governs Agbodza, a révélé l'absence de contrat formel et de périmètre d'intervention défini pour le projet routier Tema-Kpone. Cette situation administrative confuse a contraint l'État à restructurer intégralement le chantier pour garantir son achèvement sous l'égide de l'initiative gouvernementale Big Push.

Une impasse administrative majeure

Lors d'une inspection des chantiers dans la région du Grand Accra, le ministre a mis en lumière une réalité préoccupante : l'entrepreneur en charge des travaux ne disposait d'aucun document contractuel valide ni de cahier des charges approuvé. Cette carence juridique, héritée des administrations précédentes, a longtemps entretenu un flou artistique, laissant les riverains et les entreprises locales dans l'incompréhension face à l'arrêt ou au ralentissement des travaux, souvent perçus à tort comme un simple défaut de paiement.

La relance via l'initiative Big Push

Pour débloquer la situation, le gouvernement a décidé d'intégrer ce tronçon stratégique au programme Big Push. Les directives présidentielles sont désormais claires : la route reliant le rond-point de la TOR sera transformée en une double voie en béton, tandis que la section allant de Medina à la barrière de Kpone sera finalisée. Le ministère des Routes a ordonné la reprise immédiate des opérations, s'engageant à couvrir l'intégralité des coûts nécessaires pour mener à bien ces infrastructures essentielles.

La responsabilité du secteur privé industriel

Au-delà des enjeux techniques, le ministre a interpellé les grandes entreprises opérant dans la zone industrielle de Tema, telles que VALCO et la Tema Oil Refinery. Il a déploré un manque de contribution du secteur privé à l'entretien des infrastructures dont il dépend pourtant quotidiennement. Selon le ministre, si les citoyens et les entreprises investissent volontiers dans l'accès à l'eau ou à l'électricité, le financement des réseaux routiers reste un angle mort de la responsabilité sociale des entreprises locales. Cette déclaration souligne un enjeu de gouvernance : la nécessité d'un partenariat public-privé plus robuste pour soutenir le développement des axes logistiques majeurs du pays.

Répondre aux besoins des usagers

La dégradation avancée de cet axe constituait un frein majeur pour les opérateurs de poids lourds et les navetteurs. La tension était montée d'un cran récemment, lorsque les chauffeurs de camions-citernes avaient entamé une grève pour exiger une intervention urgente de l'État. La restructuration annoncée vise désormais à répondre à cette urgence sociale et économique, en transformant une zone de blocage en un corridor de transport aux normes.

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