Le ministre de l'Énergie et de la Transition verte, le Dr John Abdulai Jinapor, a publiquement admis les vulnérabilités structurelles du réseau de transport d'électricité ghanéen. Face à ces défis, le gouvernement entend désormais réorienter ses investissements vers des infrastructures critiques pour garantir la fiabilité de l'approvisionnement énergétique du pays.
Des contraintes financières liées au programme du FMI
Le développement du réseau a été freiné par les restrictions budgétaires imposées aux entreprises publiques du secteur, notamment la Ghana Grid Company Limited (GRIDCo) et la Volta River Authority (VRA). Dans le cadre du programme avec le Fonds monétaire international (FMI), ces entités ont été soumises à des plafonds de financement stricts, limitant leur capacité à contracter des emprunts pour des projets d'envergure. Le ministre a toutefois exprimé un optimisme prudent, estimant que l'assouplissement progressif de ces contraintes devrait offrir de nouvelles marges de manœuvre pour moderniser les installations nationales.
Le corridor Kumasi-Accra au cœur des priorités
Parmi les chantiers identifiés comme urgents, la liaison entre Kumasi et Accra occupe une place centrale. Ce corridor constitue un axe stratégique pour le maillage électrique national, reliant deux pôles économiques majeurs. Le renforcement de cette ligne permettrait non seulement d'augmenter la capacité de transport, mais aussi d'accroître la résilience globale du système face aux pannes localisées ou aux besoins de maintenance. L'objectif est de créer des alternatives de routage pour éviter qu'un incident isolé ne se transforme en une perturbation généralisée du réseau.
La remise en service du poste de contrôle d'Akosombo
En parallèle des investissements structurels, le gouvernement mise sur l'optimisation des infrastructures existantes. Le Dr Jinapor a annoncé le retour en service du poste de contrôle d'Akosombo pour le mois prochain. Cette étape est jugée déterminante, car elle permettra d'évacuer l'électricité produite par la centrale d'Akosombo directement vers le réseau de transport. Cette mesure technique s'inscrit dans une stratégie plus large visant à stabiliser la fourniture d'énergie et à répondre aux besoins croissants des secteurs productifs du pays.