Le gouvernement ghanéen a formellement enjoint au conseil d'administration du projet de la Cathédrale nationale de restituer le site au ministère des Collectivités locales, de la Chefferie et des Affaires religieuses. Cette décision, actée par une lettre officielle datée du 18 septembre 2026, marque l'étape finale de la dissolution de l'organe de gestion du projet.
Une directive ministérielle pour clore un dossier en suspens
La missive, signée par le ministre Mahama Ayariga, fixe une échéance impérative au 31 octobre 2026 pour la passation effective du site. Cette instruction fait suite à la décision du président John Dramani Mahama de dissoudre le conseil d'administration avec effet immédiat. Les membres sortants sont désormais tenus de collaborer étroitement avec le consultant du projet pour finaliser les modalités techniques de ce transfert de responsabilité.
La fin d'une période d'incertitude administrative
Cette directive met un terme à une situation ambiguë qui perdurait depuis juillet 2025. À cette époque, le gouvernement avait annoncé la dissolution du secrétariat de la Cathédrale nationale et l'intention de démanteler le conseil d'administration à la suite d'un audit. Toutefois, les administrateurs étaient restés en poste, arguant de l'absence de notification écrite formelle. La lettre du ministre Ayariga vient désormais clarifier le statut juridique des membres et officialiser la fin de leur mandat.
Vers une redéfinition du projet national
La reprise en main du site par le ministère compétent répond à la volonté de l'exécutif de statuer sur l'avenir de cet édifice. Le projet, qui a suscité de vifs débats publics concernant son financement, sa gestion et sa pertinence, est resté à l'arrêt pendant une période prolongée. En récupérant le contrôle du terrain, le gouvernement se donne les moyens d'évaluer les options disponibles pour la suite des opérations, tout en remerciant les membres du conseil pour leur implication passée dans la promotion de la foi chrétienne au Ghana.