Le gouvernement du Ghana s'apprête à déployer, au quatrième trimestre 2026, un portefeuille électronique national destiné à la dématérialisation des documents officiels. Ce projet vise à simplifier les interactions entre l'État, les citoyens et les entreprises en permettant le stockage et la vérification sécurisés des titres et accréditations délivrés par les autorités.
Une phase pilote après validation institutionnelle
Le ministre des Communications, de la Technologie numérique et de l'Innovation, Samuel Nartey George, a confirmé que le projet a franchi les étapes préalables nécessaires à son exécution. Après une phase de concertation avec les parties prenantes et l'obtention de l'approbation du conseil d'administration, l'outil est désormais prêt pour sa phase de test. Cette initiative s'inscrit dans une volonté plus large de moderniser l'administration publique et de réduire la dépendance aux supports papier, souvent sources de lourdeurs administratives.
Optimisation des investissements technologiques
Parallèlement au lancement du portefeuille numérique, l'Agence nationale des technologies de l'information (NITA) a mis en place un cadre de contrôle technique. Ce mécanisme a pour mission d'évaluer rigoureusement les investissements informatiques publics avant tout engagement financier. L'objectif est d'éviter la duplication des projets et de garantir que les infrastructures numériques déployées respectent les normes de conformité et d'interopérabilité requises par l'État.
Accélération de la transformation numérique nationale
Le pays poursuit également la modernisation de ses archives et de ses infrastructures de données. Un contrat a été signé le 13 août dernier pour la numérisation de 3,5 millions de documents conservés par le Département de l'administration des archives et des dossiers publics. En complément, les travaux progressent sur le hub national d'échange de données et la mise à niveau des centres de données situés à Accra et à Kumasi. Ces chantiers, intégrés au projet d'accélération numérique du Ghana, visent à renforcer la sécurité des systèmes d'information et à rendre les services publics plus accessibles et efficaces pour l'ensemble des usagers.