La récente dissolution des conseils d'administration de neuf entreprises publiques ghanéennes, dont la GNPC et la BOST, suscite un débat sur l'efficacité de la gouvernance étatique. Dennis Miracles Aboagye, directeur de la communication de l'équipe de campagne de Bawumia, a publiquement soutenu cette mesure, arguant que les résultats concrets doivent primer sur le maintien d'appointees politiques.
Un constat d'inefficacité opérationnelle
Selon Dennis Miracles Aboagye, la décision de l'exécutif répond à une stagnation constatée au sein de nombreuses structures étatiques. Il souligne que ces conseils d'administration n'ont pas démontré d'impact significatif sur la performance des institutions qu'ils sont censés superviser. Pour le porte-parole, le gouvernement est dans son droit le plus strict de renouveler ses équipes lorsqu'il estime que les objectifs de mandat ne sont pas atteints, affirmant que la priorité doit rester la délivrance de résultats pour les citoyens.
Tensions internes et abus de privilèges
Au-delà de la simple question de performance, des dysfonctionnements relationnels au sein des instances dirigeantes ont été mis en lumière. M. Aboagye a évoqué des cas de conflits ouverts entre directeurs généraux et membres des conseils d'administration, citant notamment des désaccords sur des demandes de voyages incluant des membres de la famille aux frais de l'institution. Ces comportements, couplés à des exigences sur l'octroi de véhicules et d'autres avantages, soulèvent des interrogations sur la priorité réelle accordée aux mandats institutionnels par certains administrateurs.
Neuf institutions sous le coup de la mesure
Cette restructuration touche des secteurs stratégiques de l'économie ghanéenne. Parmi les entités concernées par la dissolution immédiate figurent notamment la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC), la Bulk Oil Storage and Transportation Company (BOST), la Consolidated Bank Ghana (CBG) et la Volta Aluminium Company (VALCO). Sont également visées la Ghana Post Company, le Road Maintenance Trust Fund, TDC Ghana, Prestea Sankofa Gold Limited et la National Sports Authority. Le gouvernement appelle désormais à juger cette action sur la base des performances futures des institutions plutôt que sur les débats politiques entourant ces changements de gouvernance.