Le gouvernement ghanéen intensifie la saisie des avoirs financiers issus du trafic de stupéfiants

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
Le gouvernement ghanéen intensifie la saisie des avoirs financiers issus du trafic de stupéfiants

Dans le cadre d'une stratégie nationale visant à fragiliser les structures économiques du crime organisé, le gouvernement ghanéen a identifié et bloqué 73 actifs liés à des réseaux de trafic de drogue. Cette offensive, qui dépasse la simple répression des usagers, se concentre sur le démantèlement des flux financiers illicites accumulés par les trafiquants.

Une stratégie axée sur le gel des avoirs criminels

Le ministre de l'Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak, a révélé que les autorités ont mis en place des opérations basées sur le renseignement pour cibler spécifiquement les biens acquis frauduleusement. Entre janvier 2025 et juillet 2026, 73 actifs dits « entachés » ont été identifiés et font l'objet de mesures de gel conservatoire pendant la durée des procédures judiciaires. Cette approche vise à empêcher les suspects de jouir des bénéfices tirés de leurs activités illégales, tout en affaiblissant la capacité opérationnelle de ces réseaux.

Saisies de liquidités et de métaux précieux

Au-delà des actifs immobiliers ou mobiliers, les services de sécurité ont porté un coup aux circuits de blanchiment d'argent. Les autorités ont ainsi saisi environ 19 kilogrammes d'or, ainsi que des fonds liquides s'élevant à 6,9 millions de cédis ghanéens et 440 000 dollars américains. Ces saisies illustrent la volonté de l'État de traquer les passerelles entre le trafic de stupéfiants et les marchés financiers ou de matières premières, souvent utilisés pour recycler les profits du crime.

Bilan opérationnel des services de sécurité

L'action gouvernementale s'appuie sur une collaboration étroite entre la Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC) et la police ghanéenne. Sur la même période de 18 mois, les forces de l'ordre ont intercepté plus de 8 500 kilogrammes de produits stupéfiants et environ 45,4 millions de comprimés de tramadol. Ces opérations de terrain ont conduit à 217 arrestations et à l'ouverture de 165 dossiers de poursuites judiciaires. Le gouvernement confirme ainsi sa volonté de maintenir une pression constante sur les réseaux de distribution, en combinant saisies matérielles et judiciarisation des suspects.

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