Face à la pression inflationniste sur les services numériques, le ministère ghanéen des Communications, de la Technologie numérique et de l'Innovation a opté pour une stratégie de négociation directe avec les opérateurs télécoms. Cette approche vise à accroître le pouvoir d'achat des ménages et des entreprises en obtenant des conditions tarifaires plus avantageuses et des volumes de données plus importants.
Une stratégie de négociation directe avec les opérateurs
Le ministre Samuel Nartey George a affirmé que le gouvernement a délaissé les simples déclarations d'intention au profit d'un dialogue opérationnel avec les fournisseurs de services. Lors d'une intervention à Accra, il a souligné que cette méthode permet de répondre concrètement aux préoccupations des citoyens concernant le coût prohibitif des services de télévision payante et de l'accès à Internet. L'objectif affiché est de positionner le ministère comme un défenseur actif des intérêts des consommateurs face aux acteurs dominants du secteur.
Hausse des volumes de données mobiles
Les discussions menées par les autorités ont abouti à des ajustements immédiats des offres commerciales. Le réseau MTN a ainsi procédé à une augmentation de 15 % des volumes de données alloués à ses abonnés. De leur côté, les opérateurs Telecel et AirtelTigo ont consenti à une hausse de 10 % de leurs capacités de données. Ces mesures visent à offrir une meilleure connectivité aux utilisateurs sans alourdir leur facture mensuelle, dans un contexte où l'économie numérique devient un pilier central de l'activité des entreprises ghanéennes.
Réduction des coûts de la fibre optique
Au-delà du segment mobile, le gouvernement a également ciblé le marché du haut débit fixe. Les négociations ont permis d'obtenir une baisse significative des tarifs de la fibre optique, un levier jugé essentiel pour soutenir la productivité des entreprises et l'accès à l'information des familles. Le ministère estime que ces résultats marquent un tournant dans la régulation du secteur, affirmant que les tarifs actuels pour les services de données et les lignes fixes sont désormais plus compétitifs qu'il y a un an, malgré une consommation numérique en constante augmentation.