Le ministre du Développement et de l'Autonomisation de la jeunesse, George Opare Addo, a inauguré le premier Forum National de la Jeunesse 2026 à Accra. Cette rencontre vise à instaurer un dialogue direct entre les décideurs publics et une population dont plus de 70 % est âgée de moins de 35 ans, afin d'ajuster les programmes étatiques aux réalités du terrain.
Réforme du service national et insertion professionnelle
L'un des axes majeurs discutés concerne la restructuration du service national. Ruth Dela Seddoh, directrice générale de la National Service Authority, a annoncé une réorientation stratégique visant à placer 60 % des effectifs dans le secteur privé, contre 40 % dans le public. Cette mesure cherche à favoriser une meilleure immersion des jeunes diplômés dans le tissu économique réel. Parallèlement, l'Agence pour l'emploi des jeunes (YEA) a fait état de plus de 90 000 recrutements réalisés via ses programmes, tout en soulignant l'importance croissante des partenariats privés pour l'insertion durable.
Développement des compétences et soutien à l'entrepreneuriat
La formation technique et l'accompagnement des créateurs d'entreprises ont également été au cœur des échanges. Osman Abdulai Ayariga, à la tête de la National Youth Authority, a confirmé le succès du Programme national d'apprentissage, qui a déjà formé 14 000 personnes, dépassant l'objectif initial de 10 000. L'ambition affichée est désormais de porter ce chiffre à 100 000 bénéficiaires. De son côté, le programme NEIP travaille avec l'administration fiscale pour simplifier les contraintes administratives pesant sur les jeunes entrepreneurs, dépassant ainsi le simple cadre de la formation technique.
Prévention des risques et responsabilité collective
Au-delà des enjeux économiques, le forum a abordé des questions de santé publique et de sécurité. Le directeur général de la Commission de contrôle des stupéfiants, le général de division Maxwell Obuba Mantey, a mis en garde contre les dangers de la consommation de drogues, soulignant l'impact direct de ces addictions sur l'avenir professionnel et la santé des jeunes. Cette intervention s'inscrit dans une volonté gouvernementale de responsabiliser la jeunesse tout en lui offrant des perspectives concrètes, le ministère affirmant que les retours recueillis lors de cet événement serviront de base à l'élaboration des futures politiques nationales de développement.