Le gouvernement ghanéen a annoncé une refonte majeure de ses infrastructures de télécommunications en milieu rural, visant à remplacer les réseaux 2G et 3G obsolètes par la technologie 4G. Cette initiative stratégique ambitionne de réduire la fracture numérique en permettant aux populations éloignées d'accéder aux services essentiels de l'économie moderne.
L'impératif de la connectivité haut débit
Le ministre des Communications, de l'Innovation et de la Technologie numérique, Samuel Nartey George, a souligné que la simple couverture vocale ne suffit plus aux besoins actuels. Alors que les services de mobile money, l'agriculture numérique, l'e-learning et la télémédecine deviennent des piliers du développement, les réseaux hérités se révèlent inadaptés. Un agriculteur limité à la 2G peut certes passer des appels, mais il reste exclu des plateformes de marché numériques, des services bancaires mobiles ou des alertes météorologiques en temps réel.
Une collaboration public-privé pour l'infrastructure
Pour mener à bien cette transition, le ministère coordonne ses actions avec l'Autorité nationale des communications (NCA), le Fonds d'investissement pour les communications électroniques (GIFEC) et les opérateurs de téléphonie mobile. Le plan prévoit une mise à niveau des mâts existants et le déploiement des infrastructures de fibre optique et de backhaul micro-ondes nécessaires à un haut débit fiable. Désormais, toute nouvelle installation en zone rurale devra impérativement être compatible avec la 4G, tandis que le retrait des équipements obsolètes sera accéléré selon les capacités techniques des sites.
Une cartographie ciblée pour l'équité territoriale
La stratégie gouvernementale repose sur une cartographie précise au niveau des circonscriptions, permettant d'identifier les zones où la modernisation est prioritaire. L'objectif affiché est d'éviter que les zones rurales ne subissent un retard technologique générationnel par rapport aux centres urbains. En intégrant ces communautés à l'économie numérique, le Ghana cherche à garantir que les opportunités liées à la transformation digitale, qu'il s'agisse de commerce, d'éducation ou de santé, profitent à l'ensemble de la population nationale sans distinction géographique.