Le ministère ghanéen de l'Éducation a initié une concertation élargie avec les représentants syndicaux pour tenter de dénouer la grève nationale qui paralyse actuellement le secteur scolaire. Cette rencontre vise à apporter des réponses concrètes aux revendications salariales et administratives qui ont conduit les enseignants à cesser le travail le 25 septembre dernier.
Une table ronde interministérielle pour débloquer la situation
La réunion réunit les dirigeants des trois principaux syndicats du secteur pré-universitaire : la Ghana National Association of Teachers (GNAT), la National Association of Graduate Teachers (NAGRAT) et la Pre-Tertiary Teachers Association of Ghana (PRETAG). Pour garantir une résolution effective, le ministère de l'Éducation a convié des acteurs clés de l'administration, notamment le ministère du Travail, la Commission des salaires et des traitements équitables (FWSC), ainsi que le département du Contrôleur et du Comptable général. Cette approche multisectorielle souligne la complexité des dossiers financiers en suspens.
Les points de friction : promotions et conditions de travail
Au cœur des discussions figurent plusieurs griefs persistants, dont le retard dans le paiement des arriérés liés aux promotions et la lenteur des négociations concernant la nouvelle convention collective. Un point de tension majeur concerne le traitement administratif des promotions : à ce jour, seuls 6 000 enseignants ont vu leur dossier aboutir, une situation que le ministère s'est engagé à clarifier auprès des institutions compétentes. L'application de l'indemnité pour zone défavorisée (Deprived Area Allowance) fait également partie des sujets prioritaires inscrits à l'ordre du jour.
L'exigence syndicale d'actions concrètes
Si le gouvernement affiche sa volonté de trouver des solutions pratiques pour permettre un retour rapide des enseignants dans les salles de classe, les syndicats maintiennent une position ferme. Après l'expiration d'un ultimatum fixé au 24 septembre, les organisations syndicales ont entamé une grève illimitée, précisant qu'elles attendent désormais des mesures tangibles plutôt que de simples promesses. La poursuite de ce mouvement social continue d'affecter le calendrier scolaire et l'accès à l'éducation sur l'ensemble du territoire ghanéen, faisant de cette négociation un enjeu crucial pour la stabilité du système éducatif national.