Le gouvernement ghanéen durcit le ton contre la spéculation sur le carburant de pêche subventionné

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Le gouvernement ghanéen durcit le ton contre la spéculation sur le carburant de pêche subventionné

Face à la recrudescence de pratiques tarifaires illégales, le ministère ghanéen de la Pêche et de l'Aquaculture a sommé les autorités locales de renforcer leur surveillance sur la distribution du carburant de pêche. Cette directive vise à protéger les communautés artisanales contre la spéculation sur une ressource publique essentielle.

Une surveillance accrue des autorités locales

Le ministère a officiellement mandaté les chefs des exécutifs métropolitains, municipaux et de district (MMDCEs) pour mettre fin aux abus constatés au sein des Landing Beach Committees (LBCs). Ces comités, chargés de la gestion locale du carburant, sont désormais sous étroite surveillance. Les autorités locales ont l'obligation d'assurer que les prix fixés par l'État sont strictement respectés et que les tarifs officiels sont affichés de manière visible sur chaque point de vente. Cette mesure vise à garantir que les pêcheurs puissent identifier immédiatement toute tentative de surfacturation.

Des sanctions pénales pour les contrevenants

La répression s'appuie sur le règlement 28(b) du National Premix Fuel Committee Regulations de 2016 (L.I. 2233). Le Secrétariat national du carburant prémélangé a rappelé que toute vente au-dessus du prix gouvernemental constitue une infraction grave. Les contrevenants s'exposent à des peines pouvant atteindre deux ans d'emprisonnement, une amende de 2 000 unités de pénalité, ou les deux. Outre la surfacturation, les interdictions portent également sur le stockage illégal, le détournement des stocks et l'imposition de frais annexes non autorisés.

Transparence et protection des ressources publiques

Le carburant prémélangé bénéficie de subventions publiques destinées à soutenir la viabilité de la pêche artisanale. Pour le Secrétariat, le maintien de ces prix est une question d'équité sociale. Depuis le 1er septembre, le prix officiel est fixé à 5,51 GH¢ par litre, soit 24,80 GH¢ par gallon. Afin d'assurer une transparence totale, ces tarifs seront largement diffusés via les radios locales, les centres d'information communautaires et les réseaux sociaux. Le Secrétariat a d'ores et déjà annoncé le déploiement d'inspections inopinées sur l'ensemble du territoire pour vérifier l'application effective de ces directives et protéger les bénéficiaires finaux de toute exploitation économique.

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