Le gouvernement français révise à la baisse sa croissance à 0,5 % en 2026 et prévoit une inflation de 2,1 % face à la flambée des prix de l’énergie

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 23 lectures
Le gouvernement français révise à la baisse sa croissance à 0,5 % en 2026 et prévoit une inflation de 2,1 % face à la flambée des prix de l’énergie

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé ce vendredi que la croissance française devrait s’établir à 0,5 % en 2026, contre 0,7 % prévus initialement, tandis que l’inflation devrait culminer à 2,1 % cette année. Cette révision reflète l’impact persistant de la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques au Moyen‑Orient.

Révision à la baisse de la croissance prévue pour 2026

Lors d’une conférence de presse consacrée au scénario macroéconomique du gouvernement, Roland Lescure a indiqué que la France ne devrait enregistrer qu’une croissance de 0,5 % en 2026, soit une décélération par rapport à l’objectif de 0,7 % annoncé plus tôt dans l’année. Cette nouvelle prévision fait suite à deux précédentes révisions à la baisse, soulignant la volatilité du contexte économique actuel. Le ministre a toutefois rappelé que le gouvernement maintient l’objectif d’une croissance de 1 % pour l’année suivante, en 2027, conditionnée à une amélioration du climat énergétique et à la mise en œuvre de réformes structurelles.

Perspectives d’inflation et impact sur le pouvoir d’achat

Le même jour, Lescure a présenté les projections d’inflation : 2,1 % en 2024, avec un pic attendu autour de 3 % d’ici la fin de l’année, avant de redescendre à 1,8 % en 2027. En comparaison, l’inflation était de 0,9 % en 2025. Cette hausse, principalement tirée par les carburants, risque d’éroder le pouvoir d’achat des ménages, surtout dans les ménages modestes qui consacrent une part importante de leurs revenus aux dépenses énergétiques. Le ministre a souligné la nécessité de mesures ciblées pour atténuer cet effet, sans toutefois préciser de dispositif fiscal ou de subvention.

Pressions sur le secteur énergétique et implications budgétaires

Au cœur de la révision se trouve la crise du détroit d’Ormuz, qui alimente la flambée des prix du pétrole brut. Lescure a rappelé que les prix moyens du carburant en France s’élèvent à 2,30 € le litre pour le gazole et 2,10 € le litre pour l’essence, des niveaux qui restent élevés malgré les efforts de régulation. Selon le ministre, « cette crise est loin d’être terminée », ce qui implique que les pressions sur les coûts de production et de transport persisteront à moyen terme, affectant l’ensemble de la chaîne de valeur économique.

Enjeux du budget 2027 et priorités gouvernementales

Face à ces incertitudes, Roland Lescure a insisté sur « la nécessité impérieuse » d’adopter le budget de l’État pour 2027 le plus tôt possible, idéalement avant la fin de l’année. Un budget anticipé permettrait de sécuriser les dépenses publiques, de soutenir les secteurs les plus exposés à la hausse des coûts énergétiques et de préparer les réformes fiscales nécessaires pour atteindre la cible de croissance de 1 % en 2027. Le ministre a également évoqué la possibilité d’ajuster les aides aux ménages et aux entreprises afin de limiter les effets de l’inflation sur la consommation intérieure.

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