Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a tenu à rassurer les contribuables après la confirmation d'une cyberattaque ayant visé les fichiers de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Si l'incident a entraîné le vol de données concernant près de 900 000 comptes, le gouvernement assure que le système de paiement des impôts demeure intègre et sécurisé.
L'intégrité des données fiscales préservée
Les intrusions, survenues à deux reprises entre fin juin et fin juillet, ont permis aux attaquants d'accéder à des informations issues des fichiers cadastraux. Selon les autorités, cet incident concerne environ 678 000 particuliers et professionnels, ainsi que 200 000 comptes spécifiques. Toutefois, le ministre a formellement écarté tout risque lié aux avis d'imposition ou aux transactions financières, précisant qu'aucun impôt n'a été détourné ni aucune donnée de paiement modifiée par les cybercriminels.
Sécurisation de la facturation électronique
Face aux inquiétudes soulevées par l'entrée en vigueur de la facturation électronique obligatoire entre entreprises au 1er septembre, le gouvernement mise sur une vigilance accrue. David Amiel a souligné que les standards de sécurité imposés aux plateformes agréées en France sont supérieurs à ceux observés chez les voisins européens, notamment en Italie et en Espagne. Une réunion est prévue ce mercredi à Bercy avec l'ensemble des acteurs du secteur pour durcir davantage les protocoles de protection.
Audit et surveillance des systèmes
La gestion de cet incident dépasse le cadre du ministère des Comptes publics. Sébastien Lecornu a ordonné à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) de réaliser un audit approfondi des infrastructures touchées. Cette démarche vise à identifier les failles ayant permis ces intrusions et à prévenir de nouveaux risques. La DGFiP a par ailleurs insisté sur l'absence de corrélation entre cette cyberattaque et le déploiement imminent du nouveau système de facturation électronique, cherchant ainsi à dissocier l'incident passé des enjeux de modernisation numérique à venir.