Face à la hausse record des prix des carburants, le gouvernement français maintient sa ligne de fermeté budgétaire. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a exclu toute mesure de subvention massive ou de baisse généralisée des taxes, jugeant ces options préjudiciables aux finances publiques à long terme.
Le refus des subventions généralisées
Le ministre des Comptes publics a qualifié l'idée de subventionner directement les prix à la pompe de « facilité » coûteuse. Selon lui, une telle politique reviendrait à alourdir la dette nationale, dont la charge finirait par peser sur les contribuables. À six mois de l'élection présidentielle, l'exécutif récuse toute velléité électoraliste, affirmant que le financement de mesures massives par le recours à la dette serait une stratégie irresponsable pour les générations futures.
Le maintien des aides ciblées
Plutôt que d'opter pour une baisse uniforme des prix, le gouvernement privilégie une approche sélective. Depuis le début des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les dispositifs mis en place se concentrent sur les professions les plus exposées et les ménages les plus précaires. À titre d'exemple, une aide spécifique de 100 euros, dite « grands rouleurs », a été instaurée pour les travailleurs parcourant plus de 30 kilomètres par jour, sous réserve de conditions de revenus. De nouvelles mesures d'accompagnement devraient être annoncées prochainement pour atténuer les effets du conflit sur le pouvoir d'achat des citoyens les plus vulnérables.
Le coût prohibitif de la baisse des taxes
L'exécutif a également réitéré son opposition aux propositions de réduction de la TVA sur les carburants, notamment celle visant à faire passer le taux de 20 % à 5,5 %. Bercy estime le coût d'une telle mesure à 10 milliards d'euros, soit un montant supérieur au budget annuel du ministère de la Justice. Pour le gouvernement, une baisse générale des taxes est une illusion économique : le manque à gagner pour les caisses de l'État nécessiterait inévitablement, à terme, une hausse des impôts dans d'autres secteurs pour compenser le déficit ainsi créé.