Le gouvernement engage la régularisation de 300 milliards de FCFA de dette intérieure non financière

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 28 lectures
Le gouvernement engage la régularisation de 300 milliards de FCFA de dette intérieure non financière

Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, l'État s'apprête à intégrer 300 milliards de FCFA de dette non financière dans ses comptes publics. Cette mesure, qui fait suite à un audit rigoureux de l'Inspection générale des Finances, vise à assainir la comptabilité nationale tout en facilitant le règlement des créances dues aux entreprises privées.

Une démarche fondée sur l'audit de l'Inspection générale des Finances

La décision de régulariser ce montant s'inscrit dans une volonté de transparence budgétaire, en réponse directe aux recommandations formulées par la Cour des comptes. L'audit, couvrant la période allant de 2019 au 31 mars 2024, a permis d'identifier et de fiabiliser ces créances spécifiques. Cette étape est cruciale pour l'État, qui cherche à stabiliser son encours de dette après une première phase de régularisation entamée en 2025, laquelle avait déjà permis d'intégrer une partie des engagements financiers et non financiers.

Assainir les comptes pour soutenir le secteur privé

L'objectif affiché par le gouvernement est double : améliorer la qualité et la sincérité de l'information financière nationale, et surtout, honorer les engagements pris envers les opérateurs économiques. En intégrant formellement ces dettes non financières dans les comptes publics pour la gestion 2026, l'État cherche à normaliser ses relations avec ses fournisseurs. Cette régularisation est présentée comme un levier indispensable pour restaurer la confiance des acteurs du secteur privé, souvent fragilisés par les retards de paiement de l'administration.

Précisions sur le plan de financement et les dépenses

Le gouvernement a tenu à clarifier la structure de son plan de financement pour éviter toute confusion comptable. Si une enveloppe de 300 milliards de FCFA est bien prévue pour l'apurement des arriérés intérieurs, celle-ci ne doit pas être cumulée avec le montant de la régularisation pour évaluer les dépenses nouvelles. La distinction est faite entre l'intégration comptable de la dette fiabilisée et l'enveloppe budgétaire dédiée au paiement effectif des arriérés. Cette rigueur dans la présentation des chiffres souligne la volonté des autorités de maintenir une trajectoire budgétaire lisible et maîtrisée face aux exigences de transparence financière.

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