Le délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone occidental, Dago Yacoub, s’est rendu à Laoukassi le 14 octobre 2026 pour dialoguer avec les autorités locales et les chefs traditionnels. L’objectif principal était de définir des actions concrètes afin de prévenir les affrontements récurrents entre agriculteurs et éleveurs, un facteur de déstabilisation qui menace la sécurité alimentaire de la région.
Rencontre avec les acteurs locaux
Lors de son déplacement, Dago Yacoub a échangé avec les représentants de l’administration sous‑préfecturale ainsi qu’avec les chefs coutumiers de la communauté de Laoukassi. Ces discussions ont permis de recenser les zones les plus sensibles, où les déplacements de troupeaux coïncident avec les périodes de semis et de récolte, générant des conflits d’usage du sol. Les autorités ont souligné l’importance d’une coordination étroite entre les services de l’État et les structures traditionnelles pour anticiper les tensions.
Mesures envisagées pour désamorcer les tensions
Parmi les pistes évoquées, le gouvernement envisage la mise en place de zones de pâturage délimitées, la création de comités mixtes agriculteurs‑éleveurs et le renforcement des mécanismes de médiation locale. L’idée est de formaliser des accords saisonniers qui garantissent aux éleveurs un accès sécurisé aux pâturages tout en protégeant les cultures. Des formations à la gestion des ressources naturelles et à la résolution pacifique des différends seront également proposées aux communautés concernées.
Enjeux pour la stabilité et la sécurité alimentaire
Les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le Logone occidental ont des répercussions directes sur la production agricole, la disponibilité des denrées alimentaires et les revenus des ménages. En limitant les pertes de récoltes et les dommages aux troupeaux, les mesures de prévention contribuent à renforcer la résilience des populations face aux aléas climatiques. Elles s’inscrivent également dans la stratégie nationale de réduction de la pauvreté et de promotion d’une coexistence pacifique entre les différents acteurs du secteur primaire.
Perspectives et suivi des engagements
Le délégué général a indiqué que les résultats de ces échanges seront intégrés dans le plan d’action régional, avec un suivi régulier par les services de l’État et les structures traditionnelles. Un rapport d’avancement sera présenté lors de la prochaine réunion des chefs de district, afin d’ajuster les interventions en fonction des retours du terrain. La réussite de cette initiative dépendra de la capacité à mobiliser les ressources nécessaires et à maintenir un dialogue ouvert entre toutes les parties prenantes.