Le gouvernement d'Enugu rejette toute implication dans les violences politiques survenues en octobre

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Le gouvernement d'Enugu rejette toute implication dans les violences politiques survenues en octobre

Le gouvernement de l'État d'Enugu a officiellement nié toute responsabilité dans les affrontements ayant visé les membres du Nigeria Democratic Congress (NDC) le 10 octobre 2026. Les autorités locales dénoncent une tentative de déstabilisation politique tout en clarifiant les circonstances des incidents survenus à l'aéroport et au siège du parti.

Controverse autour du rassemblement à l'aéroport

Selon le Secrétaire du gouvernement de l'État, le professeur Chidiebere Ọnyia, les tensions à l'aéroport international Akanu Ibiam ont été provoquées par l'organisation d'un meeting politique sans autorisation préalable. Bien que le NDC ait annoncé son « Grand lancement de campagne » sur les réseaux sociaux, les autorités rappellent que l'usage d'une infrastructure nationale stratégique nécessite l'aval de la Federal Airports Authority of Nigeria (FAAN). Face au refus des organisateurs de se conformer à cette règle, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser le rassemblement et maintenir l'ordre public.

Clarification sur les violences au siège du parti

Le gouvernement a également réagi aux informations faisant état d'un décès lors d'un second incident au siège du NDC. Les autorités affirment qu'aucune perte en vie humaine n'est à déplorer, contredisant les déclarations des leaders de l'opposition. Un membre du parti, Ifeanyi Nworie, âgé de 43 ans, a toutefois été blessé par balle et transféré à l'hôpital orthopédique national d'Enugu pour y recevoir des soins. Une enquête policière est actuellement en cours pour déterminer les responsabilités exactes dans cet affrontement.

Tensions politiques à l'approche de 2027

Face aux accusations d'intolérance politique portées par l'opposition, le gouvernement de l'État d'Enugu, dirigé par le gouverneur Peter Mbah, rejette toute implication de ses services de sécurité. Le professeur Ọnyia a notamment réfuté la présence du chef de la sécurité du gouverneur sur les lieux des violences, précisant que ce dernier accompagnait le chef de l'exécutif lors d'un autre événement officiel au même moment. Le gouvernement a par ailleurs mis en garde contre des manœuvres visant à créer un climat d'insécurité artificielle dans la région, appelant l'ensemble des acteurs politiques à privilégier un débat fondé sur des enjeux programmatiques plutôt que sur la confrontation physique, à l'approche des élections générales de 2027.

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