Le gouvernement de Sokoto clarifie ses investissements face aux critiques sur la gestion de l'eau

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 18 lectures
Le gouvernement de Sokoto clarifie ses investissements face aux critiques sur la gestion de l'eau

Le gouvernement de l'État de Sokoto a officiellement répondu aux accusations portées par le candidat du parti ADC, Manir Muhammad Dan’iya, concernant la gestion de la crise de l'eau. L'exécutif rejette les critiques sur l'inaction supposée et souligne la mise en œuvre d'une stratégie structurelle visant à sécuriser l'approvisionnement en eau potable sur le long terme.

Clarification sur les budgets et les décaissements

Le ministère des Ressources en eau a tenu à distinguer les crédits budgétaires des dépenses réelles. Si une enveloppe de 25 milliards de nairas est prévue pour la réhabilitation des installations de Sokoto, et 5 milliards pour leur solarisation, ces montants ne constituent pas des fonds déjà dépensés. Le gouvernement précise que les décaissements s'effectuent par phases, en fonction de l'avancement des chantiers et des processus de passation de marchés. À titre d'exemple, les 64,09 millions de nairas comptabilisés au premier trimestre 2026 correspondent exclusivement aux phases initiales de mobilisation et d'études techniques.

Transition énergétique et autonomie des infrastructures

Au cœur de cette stratégie figure le projet de solarisation des stations de pompage, dont le contrat a été attribué en mai 2026. L'installation prévue de 10 000 panneaux solaires doit permettre de générer 4,2 mégawatts, visant à affranchir le système de pompage de sa dépendance au réseau électrique national. L'objectif affiché est d'assurer un fonctionnement continu, 24 heures sur 24, des infrastructures hydrauliques. Parallèlement, 42 forages solaires ont déjà été déployés dans divers quartiers de la métropole pour pallier les besoins immédiats.

Réhabilitation des réseaux et objectifs de capacité

Outre la modernisation énergétique, le gouvernement mise sur la remise en état de six grands systèmes d'approvisionnement, notamment à Tamaje, Gagi et Ruga Liman. Ces projets, dont le coût total projeté atteint 14,1 milliards de nairas, visent une capacité cumulée de 40 millions de gallons d'eau par jour. Sur le terrain, les autorités font état de la réparation de plus de 120 kilomètres de canalisations endommagées au cours des 18 derniers mois, ainsi que de l'installation de nouvelles stations de surpression pour desservir les zones en altitude.

Un enjeu de service public au-delà du débat politique

Face à une situation où les résidents paient parfois entre 200 et 300 nairas pour 25 litres d'eau, le gouvernement insiste sur la nécessité de privilégier des solutions durables plutôt que des mesures temporaires. L'administration d'Ahmed Aliyu appelle à une collaboration citoyenne pour la protection des infrastructures publiques et assure que des résultats tangibles, issus des projets en cours, seront perceptibles dans les 12 prochains mois. Le ministère invite par ailleurs les parties prenantes à vérifier la réalité des chantiers sur le terrain, réaffirmant que l'accès à l'eau est un droit fondamental qui ne doit pas être instrumentalisé à des fins électorales.

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